billet du jour
En ce temps-là...
Longtemps, les préhistoriens ne se sont intéressés qu’aux matériaux pérennes comme la pierre taillée, polie, les métaux. Et d’une certaine manière, ils ne pouvaient guère faire autrement faute de traces archéologiques. Depuis quelques années, les choses changent et ils s’intéressent aux techniques qui ont laissé peu de traces car les matériaux utilisés ont disparu, brûlé, été compostés, etc. ce qui est le sort de beaucoup de matériaux mous, d’origine animale ou végétale. Et les instruments de travail qui ont servi à les réaliser sont rarissimes. Parfois une petite aiguille à coudre, comme celle que possède le Museum de Toulouse. Il en était déjà question ici et ici aussi mais j’ai un faible pour nos lointains ancêtres, en particulier pour nos prédécesseurs en couture et autres travaux textiles. N’oubliez pas la petite trousse à couture de secours dans votre valise. Ça dépanne au moins aussi bien qu’un couteau suisse.
Spécial Fête des mères
Voici quelques idées destinées aux enfants indignes qui n’ont pas d’idée de cadeau, à l’occasion de la Fête des mères...
Pour une mère artiste qui aime bien expérimenter de nouvelles techniques, de nouveaux matériaux, Smaranda Bourgery, artiste textile, propose un guide d’exploration des multiples ressources du textile. Comme toujours avec les livres des Éditions de Saxe, les pas-à-pas sont précis et bien détaillés.
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Pour une mère voyageuse, un peu frustrée d’être contrainte à l’immobilité depuis le début de 2020, voici un livre peut-être déjà un peu ancien puisqu’il date de 2010, mais s’il ne figure pas dans la bibliothèque maternelle, il faut absolument le lui offrir. Livre remarquable d’une grande dame du textile, Catherine Legrand qui mêle récits de voyages et découvertes des savoir-faire un peu partout dans le monde. (Éd. de la Martinière)
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et celui-ci paru plus récemment, de Thomas Murray, collectionneur de textile, publié chez Citadelles et Mazenod, en 2019. Livre carrément somptueux de 520 pages, très richement illustré.
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Pour une mère victime de la mode, « Le vêtement de A à Z, encyclopédie thématique de la mode et du textile » de Sophie George, publié par Falbalas en 2019 - c’est tout de même la cinquième édition !). Comme dans toute bonne encyclopédie digne de ce nom, on trouve dans ses 495 pages de très nombreuses définitions, des illustrations.
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Pour une mère curieuse de mieux connaitre très concrètement les techniques textiles, voici un véritable traité de technologie des textiles, rédigé par Daniel Weidmann, ingénieur textile. Plusieurs fois réédité par Dunod et chaque fois enrichi et complété « Technologies des textiles de la fibre à l’article » est une bible dans son domaine, écrite pour des non-spécialistes qui souhaitent tout de même mieux comprendre le vaste monde textile :
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Et pour finir, le « Dictionnaire encyclopédique des textiles, de la fibre à l’article » de Maggy Baum et Chantal Boyeldieu, édité par Eyrolles en 2018. C’est un outil de référence d’une grande rigueur scientifique qui explore les multiples facettes des métiers et productions textiles, dont il présente également l’aspect patrimonial. Et là, c’est carrément un pavé de 669 pages.
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Sinon, il y a les roses, les parfums, les gourmandises chocolatées... et de toute façon, beaucoup d’amour.
Et vos prochains rendez-vous textiles
à Toulouse et dans la région...
Tablier « confiné »
L’an passé, nous cousions des masques pour nous-mêmes et notre entourage. Et notre zèle nous fit couper, couper, des petits morceaux de tissus, sans compter. À la guerre comme à la guerre...
Que faire du reste de ces morceaux de tissus ? Inspirée par notre amie Katell et son blog très inspirant, je me suis lancée dans le patchwork et voici le résultat : un tablier de cuisine.
Et voilà comment on attrape le virus du patch !
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Vos prochains rendez-vous textiles
(enfin, ce qu’il en reste)
à Toulouse et dans la région...
Regrets sur mon vieux dé à coudre
...Pourquoi ne l’avoir pas gardé ? Il était fait à moi, j’étais faite à lui. Il moulait le bout de mon majeur droit sans le gêner, j’étais rapide et efficace. Le nouveau, encore brillant, me glisse du doigt. Il n’y avait aucun besoin auquel sa complaisance ne se prêtât. Un tissu refusait-il de se plier, son bout s’offrait à l’aplatir à l’endroit de la couture. On y voyait tracés en alvéoles profondes les fréquents services qu’il m’avait rendus. Ces trous annonçaient la femme qui brode, qui coud. À présent, j’ai l’air d’une néophyte dilettante du DIY...*
Mon vieux dé à coudre, qui tant cousit depuis plusieurs décennies qu’un trou en fut percé au bout ! Pendant quelque temps, je l’ai utilisé encore en prenant bien soin de presser l’aiguille ailleurs qu’à l’endroit du trou. Cela eut un temps. Puis un deuxième trou se signala douloureusement à mon majeur. Las ! en regardant à contrejour, le bout du dé m’apparut comme une quasi dentelle de métal. Il fallut me résoudre à remplacer ce petit objet si secourable de ma boite à couture.
Bien qu’on me dise aussi beaucoup de bien des dés en silicone comme celui-ci :
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ou cet autre :
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Il y en a aussi en corne, très agréables à utiliser, en bois, en cuir... mais je demeure adepte de la forme classique en laiton nickelé qui est comme une armure sur la dernière phalange. Et le nouveau dé, soit qu’il fût trop petit, soit qu’il fût trop grand... bref, il me fallut en essayer trois avant de trouver dé à mon doigt. Mais nous voilà tous deux partis vers un radieux avenir de couture.
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L’achat d’un dé, que nous présentons toujours comme vital aux débutantes, qui bien souvent en ignorent jusqu’à l’existence, est un investissement très durable, pour quelques euros tout au plus. Songez-y !
* Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas reconnu, le texte en italique compris entre ... et ... est librement démarqué des « Regrets sur ma vieille robe de chambre » de Diderot. Merci Denis !
Vos prochains rendez-vous textiles
(enfin, ce qu’il en reste)
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