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Tata-Georgette

Les nouveaux du carnet d’adresses

30 Décembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Bonnes affaires, #Billet du jour

Voici les derniers arrivés dans le carnet d’adresses, pour bien commencer la nouvelle année, à Toulouse, dans la grande région Occitanie, et même un peu au-delà s’ils proposent des articles ou des services originaux. Bonnes découvertes  !

du matériel pour coudre  :

  • Patrons et patronage11, rue Anatole-France – 33140 Villenave d’Ornon – tel 05 56 87 65 30 – création de patrons sur mesure, gabarits, possibilité d’envoyer des croquis, cours de patronage
  • Feuillet Thierry32600 L’Isle Jourdain - tel 06 30 02 47 71 - réparation et vente de machines à coudre, toutes marques
  • Mercerie Floriane – 20 rue Victor Hugo – 81100 Castres
  • Clinique  et musée de la machine à coudre - Le Longbas- 86480 Rouille - tel 05 4943 99 25 - tout pour restaurer et réparer les machines à coudre anciennes, et un charmant musée rassemblant plusieurs centaines de machines, depuis 1839, animé par un réparateur passionné

des cours  :

  • Magali Couture Conseils – La Villanelle – 2, route de Toulouse – 31770 Cornebarrieu – tel 06 27 30 78 78 - magali.coutureconseils@gmail.com – atelier de cours de couture
  • FJEPS Blagnac - 6, rue Pasteur - 31700 - propose des ateliers de patchwork et de travaux d’aiguilles
  • Atelier de Thiyya - 47, rue Saint-Guilhem - 34000 Montpellier - tel 06 02 68 0418 - école de couture animée par Marielle Jeszissi - CAP métiers de la mode - vêtement flou. Tissage manuel
  • Filature de Belvès - Centre d’interprétation de la laine - Fongauffier - 24170 Monplaisant - tel 05.53.31.83.05 - organise de très nombreux stages  : tissage, tissage aux cartons, tricot, filage, couture couverture piquée, création de chapeaux, crochet freeform, feutre, patchwork, retouches et réparations de vêtements, tressage, etc. + une boutique spécialisée
  • Soie, d’Or et d’Argent (SOA) - 11270 Fanjeaux - organise des ateliers et des stages de broderie, dentelle - contact de l’association soieorargent11@orange.fr  ou 06.33.37.73.80

des boutiques  :

  • Ressourcerie Au Recycle-tout - propose divers ateliers dont des ateliers de recyclage des textiles, du cuir, de la laine – 584 avenue de la Rovere – 47340 Hautefage-la-Tour – tel 05 53 01 22 58
  • BKO Maroquinerie - 11420 Belpech - Florence Bazan produit des articles de maroquinerie à partir de liège et de pinatex – on trouve ses articles en ligne ou dans les salons, chez des revendeurs - Tel 06 50 21 73 22
  • La Carde - 36, avenue du Barège - 65120 Esquièze-Sère - tel 05 62 92 81 95 - fabrique de couvertures et articles en laine des Pyrénées
  • Galerie des Métiers d’art- 2, rue Ninau - 31000 Toulouse
    Expose les travaux de nombreux métiers d’art, en particulier ceux du textile (broderie, ennoblissement textile, passementerie, costume, tapisserie, etc.)
  • Aide vestimentaire de la Croix-Rouge - dans toute la France, des vestiaires où trouver des vêtements en cas de besoin, où on peut aussi déposer des dons - les adresses sont ici...

du feutre  :

  • Cantilana – 5, chemin de Laumet – 09350 Danmazan-sur-Arize – vêtements en feutre

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à Toulouse et dans la région...

 
 
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Doudous fous et poupées farfelues

18 Décembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Quoi de plus sympathique que des cadeaux fait maison dans la hotte du Père Noël  ? Je vous avais déjà présenté le « Monstre à calins » dans ce blog  ; d’autres doudous peuvent être rapidement fabriqués en quelques soirées. La seule précaution à prendre est de bien veiller à ce qu’aucun élément ne puisse être avalé par un petit enfant, comme des boutons, des perles, des morceaux de rembourrage. Les coutures doivent être bien solides, voire doublées. Et si possible, le doudou ou la poupée doit être lavable (en machine, dans un filet de lavage, cycle laine).

On peut les réaliser grâce à diverses techniques textiles, qui plus est avec des restes de tissu ou de laine, ou des vieux vêtements à recycler.

Tricot  :

Crochet  :

Broderie  :

Couture  :

Les poupées ont inspiré de nombreuses créations originales. Des plus sages et conventionnelles aux plus farfelues...

sympathiques...

ou inspirées de Tim Burton...

et même des poupées tatouées...

Et si vous manquez d’inspiration, il y a de nombreux livres pour vous aider  :

ou encore  :

et aussi...

Cette liste de livres est bien sûr loin d’être exhaustive. À vos aiguilles  !

 

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Un fil à la patte d’Hercule

9 Décembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Les musées sont pleins de trésors textiles : tapisseries, vêtements, œuvres d’art textile, de la plus haute Antiquité à nos jours. Aujourd’hui, vous permettrez à Tonton Georges de vous parler d’une représentation picturale du filage de la laine, dans des circonstances bien particulières : « Hercule chez Omphale », tableau peint par Lucas Cranach l’Ancien en 1537, présent dans la collection de la Fondation Bemberg à Toulouse, dont c’est une des œuvres maîtresses.

Nous sommes au XVIe siècle, et une vision toujours bien ancrée des rôles respectifs du féminin et du masculin en matière de travaux textiles est à l’œuvre – et à cette époque le mythe antique d’Hercule retrouve un très grand succès. Hercule, le héros aux douze travaux (et plus), l’athlète sans pareil, le tombeur aussi, bref  LE mâle par excellence, est tombé sous la coupe de la reine de Lydie, Omphale, à l’extrême droite sur le tableau, avec le plus riche vêtement de toutes les femmes, notamment la coiffe rehaussée d’une fourrure d’hermine et le regard assuré. Elle l’oblige à des travaux féminins : le voici fileuse, et oui Mesdames, sa virilité ne tenait qu’à un fil, elle tombe en quenouille. Ces héros antiques sont bien fragiles... Regard niais, Hercule est soumis aux agaceries des suivantes qui le serrent de près, et dont on voit les cheveux, signe à l’époque (au XVIe) d’une certaine liberté de mœurs. D’ailleurs, par contraste, deux des suivantes s’appliquent à cacher la chevelure d’Hercule sous un foulard.

Les mains, qui au berceau étranglaient les serpents, tiennent fil et quenouille avec des gestes de folle, et tout chez le héros a abandonné la ligne droite de l’action brutale : là où il devrait y avoir arc bandé et vol de la flèche décochée, massue abattue ou nettoyage au karcher (le fleuve détourné pour nettoyer les écuries d’Augias, c’est quand même mieux que le karcher des simples mortels, non ?), on a une barbe un peu trop travaillée pour être honnête, des doigts tenant délicatement fil et quenouille  ; quant aux bras si musclés, ils ont disparu dans le noir du vêtement.

Les oiseaux accrochés en haut à gauche du tableau marquent eux aussi le passage de l’action héroïque à une vie d’intérieur paisible, ce ne sont pas les oiseaux du lac Stymphale aux becs et serres d’airain, qu’Hercule avait dû tuer dans sa to-do-list. Non, juste de simples perdreaux, petits oiseaux inoffensifs et bien naïfs. Juste à côté, l’inscription latine résume le sens du tableau « Les femmes de Lydie mettent entre les mains d’Hercule son travail ; ce dieu subit la domination de sa dame. Ainsi la nocive volupté s’empare des grandes âmes, et l’amour amollissant enlève leurs forces aux cœurs vaillants ». Cette version d’Hercule en travesti est apparue tardivement, avec Ovide (le poète de L’art d’aimer et des Métamorphoses, qui écrit au 1er siècle de notre ère). Elle donne lieu à des représentations où c’est Omphale, assise à droite sur la mosaïque) qui « porte la culotte », si on nous permet cet anachronisme : revêtue de la peau du lion de Némée dont Hercule ne se sépare normalement jamais, et tenant sa massue tandis qu’Hercule, empêtré dans une sorte de robe, manie la quenouille.

Mosaïque de Liria, IIIe siècle de notre ère.

Dans les premières versions antiques du mythe d’Hercule, il est certes dominé par Omphale, mais parce qu’il a dû se vendre comme esclave, pour expier un meurtre que rien ne justifiait. Elle lui imposa des travaux, y compris féminins, mais plus que l’inversion des rôles sexuels, c’était la dépossession pour l’esclave de toute dignité et personnalité qui étaient alors en cause, et qui sans doute devait frapper les esprits de l’Antiquité pour lesquels l’esclavage était le destin le plus sombre – pire que la mort.

Hercule était perçu dans l’Antiquité comme faiseur de paix, protecteur des cités (il mit à mort des tyrans comme Diomède qui faisait dévorer ses ennemis par ses cavales). Mais sa force protectrice ne pouvait se couler entièrement dans le moule civilisé. L’anecdote d’Hercule devenu femmelette par amour apparait nettement au XVIe et a donné lieu à de multiples tableaux – Cranach lui-même en a peint trois, dont celui de Toulouse. Le goût des modernes pour cet épisode (du XVIe au XIXe siècle au moins, et même au XXe, dans au moins un péplum)  témoigne d’un changement de monde. On ne craignait plus l’esclavage, disparu dans l’Europe chrétienne (même s’il sévissait ailleurs) et l’élimination nécessaire des tyrans n’était plus d’actualité à l’époque de Cranach, alors que cette pensée  imprégna toute l’Antiquité gréco-romaine.

Revenons à la relation complexe entre Hercule et le textile. Le fil et le tissu témoignent au plus haut point d’un degré élevé de civilisation. Or, Hercule était vêtu de la seule peau du lion de Némée. Peau que seules les griffes d’airain du lion avaient permis de prélever, et que nulle autre pointe ne pouvait entamer – a fortiori aucune aiguille ou alène, peau brute donc, non travaillée, non civilisée. Pour finir, c’est une tunique tissée qui le conduisit à la mort, la tunique empoisonnée que le centaure Nessus lui fit remettre pour se venger de lui. Le textile (et donc la civilisation) fut fatal à Hercule.          

Enfin l’inquiétude des hommes face aux femmes et à leurs travaux, qui semble se faire jour dès que celles-ci s’affirment dans la société, comme au temps d’Ovide ou dans les cours européennes que fréquente Cranach, a pris le dessus sur les deux premiers aspects liés plutôt à la crainte de l’esclavage et à l’élimination des tyrans. Il n’y a qu’un pas du tableau de Cranach au comique  ou aux interrogations actuelles (l’un n’excluant pas les autres) de nos  Cage aux folles, Madame Doubtfire ou Talons aiguilles...

Billet de notre correspondant spécial dans l’Antiquité  : Tonton Georges.

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