art textile
Griffe déposée
Samedi prochain, le 23 mai, commence une très poétique exposition des œuvres de Cathy Connan, dans le Tarn.
S’agit-il de montrer les dents ou de déposer les armes ? Griffe déposée est en fait un voyage entre pesanteur et légèreté. C’est aussi un hommage à la Haute couture alimentée pendant des décennies par le travail des ouvriers de l’usine désormais transformée en musée.
Cathy Connan, artiste plasticienne occitane, privilégie les matériaux souples, les matériaux « pauvres » de l’Arte Povera, que ce soit dans le land art ou dans ses installations. Matériaux souples par excellence, les textiles ne pouvaient pas la laisser indifférente et voilà comment elle débarque au Musée du textile du Tarn qui lui ouvre ses spacieux locaux, sur trois étages, avec des œuvres alliant délicatesse et audace. À voir absolument...
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Retrouvez tous vos rendez-vous textiles
à Toulouse et dans la région...
Éclore en silence
C’est avec une grande fierté que j’annonce l’exposition de broderie de Fanny, Faj de son nom d’artiste, qui fut il y a sept ans mon élève. Elle avait le projet de broder sa robe de mariage. Seul couac : elle ne savait pas du tout broder...
Mais c’est avec application et ardeur qu’elle s’était mise à l’ouvrage pour apprendre les bases de la broderie dans un premier temps et commencer ce vaste chantier. Au bout d’un semestre de travail, elle a pu revêtir sa magnifique robe et se marier. L’histoire aurait pu en rester là, en tout cas pour la broderie. Mais non, elle avait attrapé le virus de la broderie.
Et je la retrouve à l’occasion du vernissage de l’exposition « Éclore en silence » où elle s’inscrit dans le renouveau de la broderie avec des compositions de grande taille inspirées du monde végétal, ne gardant de la figuration que ce qui permet à chacun de reconnaitre des herbes dansant dans le vent, des algues brassées par l’océan. Elle reprend la tradition de la broderie sur papier ou carton – celle notamment des cartes postales brodées envoyées aux soldats de 14/18. Cette charmante tradition s’est perdue mais on trouve encore quelques unes de ces cartes postales brodées, conservées dans les souvenirs des familles.
Broder sur papier ou carton est audacieux car une fois l’aiguille plantée, le trou est fait et reste visible. Un dessin précis est donc établi au préalable. Et détail que j’avais oublié de préciser, Fanny sait dessiner...
On peut imaginer sans peine que Fanny nous réserve d’autres surprises brodées en explorant d’autres facettes de la broderie. Bravo !
Jusqu’au mardi 30 juillet 2024
Lieu : La Brique rouge – Centre culturel de quartier – 9, rue Maria-Mombiola – 31400 Toulouse –
Pour y aller : Tisséo M° Empalot
Lointaine Alsace !
Dommage que ce soit loin... Le programme détaillé est ici...
Un grand bonjour à nos amies patcheuses !
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La suite de vos rendez-vous textiles
à Toulouse et dans la région...
Ateliers d’artistes
Les artistes ouvrent leur atelier le dimanche 10 octobre. Parmi tous les artistes travaillant en Occitanie et participant à cette manifestation, ceux qui, d’une manière ou d’une autre, utilisent de la matière textile retiendront spécialement notre attention.
Il y a ceux qui récupèrent le textile - entre autres choses - pour l’intégrer dans leur œuvre comme Anna Hauser-Pellerin, artiste plasticienne, dont l’atelier se trouve à Castelnau-de-Guers. Elle propose également des stages en sculpture power-tex (durcisseur textile).
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Ou comme Tatiana Rozenblat qui fabrique elle-même ses papiers en recyclant du textile usagé le plus souvent de lin ou de coton, qui lui permet de choisir textures et coloris.
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Il y a ceux qui ont suivi une formation initiale textile, puis qui ont bifurqué vers d’autres matériaux, d’autres techniques artistiques, comme Ursula Caruel, qui s’est formée à l’École Supérieure des Arts Appliqués et Textiles de Roubaix, désormais installée à Montpellier mais dont les œuvres gardent la fluidité du textile dans ses dessins, dans ses installations.
Il y a ceux qui mêlent le textile aux autres techniques, aux autres matériaux, comme Séverine Peron qui explore textile et numérique.
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Il y a ceux qui ont eu une formation artistique « classique », beaux-arts et tutti quanti, puis qui ont découvert le textile comme Nadine Vergues à Saint-Affrique dans l’Aveyron, qui sculpte du feutre.
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Ou comme Odile Mandrette, qui a commencé par la céramique, puis qui est venue au textile, timidement dit-elle. Puis peu à peu le textile a envahi sa création.
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Il y ceux qui sont tombés dans la marmite et n’en sont pas ressortis comme Isabelle Piron, installée à Sète, qui travaille le textile en volume, en tableau brodé à la main ou à la machine.
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Ou encore comme Anaïs Duplan (Ensci textile et Duperré dans la foulée) explore le tissage. Elle propose également des stages pour ceux qui souhaitent explorer cette voie.
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Ou comme Isabelle Couchaux, partie de la haute-couture, elle a continué vers le costume de scène ; puis elle a détaché le textile du corps pour lui faire prendre son envol... son atelier est à Graulhet.
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Et j’en oublie forcément. Mais tous ces artistes vous attendent dans leurs ateliers dimanche prochain.
Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse et dans ses environs...