billet du jour
Habiller les fantômes…
Y-a-t-il des patrons pour tailler des vêtements pour les fantômes ? pour les vrais fantômes, spectres et autres revenants ?
On peut en couper un assez aisément dans un vieux drap usé. À condition que ce drap soit blanc, combien de piles de linge ancien sont ainsi dilapidées ? nul ne le saura jamais. En gros, un vieux drap, une paire de ciseaux et un feutre noir suffisent. Il faut plier le drap en deux dans la longueur et placer le centre du pli sur la tête, marquer avec un feutre noir l’emplacement des deux trous pour les yeux, puis après avoir ôté le « vêtement » du futur fantôme, couper ces trous. Il vaut mieux les faire petits, quitte à les agrandir ensuite en cas de besoin. En général, la coupe se fait à même le futur déguisé. Éventuellement, on fait quelques déchirures dans le bas pour représenter l’usure du temps, l’errance au pays des spectres. Pas de couture, pas de pièces à ajuster. L’essayage et la coupe forment une seule opération. Et voilà le travail !
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Mais pourquoi les fantômes sont-ils habillés ? plus exactement, pourquoi les représente-t-on toujours avec des vêtements ? Y-a-t-il une mode pour les vêtements des fantômes ? Quel est le lien entre les fantômes, leurs vêtements et la photographie ? c’est à ces nombreuses questions que répond Philippe Baudouin dans sa vidéo « Les vêtements de fantômes ». Philippe Baudouin a publié plusieurs ouvrages consacrés à l’histoire du paranormal et de l’occultisme, en particulier « Apparitions, Archives de la France hantée » publié en 2021 par Hoëbeke.
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Dans la hotte…
Dans deux mois, c’est Noël ! il est grand temps de préparer cette grande fête en cousant des cadeaux bien sympathiques pour les petits.
Les gabarits sont en taille réelle. Yapluka fouiller dans le sac de chutes de tissus que toute couturière digne de ce nom fait grossir d’année en année…
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D’un prix de 19,90€, on peut se le procurer ici – ou dans toutes les bonnes librairies, dans certaines mercerie.
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Fées en détresse
Les membres hyper-actives de l’Association « Les Fées des aiguilles » de Trèbes ont grillé tout leur stock de laine et de tissus. Elles ont cousu des masques, crocheté des chaussons pour les petits pensionnaires d’une crèche, et tant d’autres ouvrages... elles ont de prochaines commandes à honorer, mais… mais… elles n’ont plus de matière première.
Elles lancent un appel au secours car il leur faut de la laine, des bouts de tissus, tous ceux qu’on garde dans une boite en ce disant qu’un jour, on en fera quelque chose…
Donc, si vous voulez donner un petit coup de baguette magique à ces fées trébéennes, vous pouvez les contacter ici ou ici : 06 66 89 16 21.
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Chants du fil
Samedi dernier, le Musée Georges-Labit recevait Catherine Bourzat, venue à Toulouse quasiment en voisine, du Tarn où elle réside ordinairement. Elle a évoqué « les routes et toiles, l’Asie et le monde à travers l’imaginaire textile » et en particulier le parcours qui l’a amenée à produire le très beau livre « Les Chants du fil, textiles tribaux du sud-ouest de la Chine » avec Philippe Fatin.

Catherine Bourzat, sinologue voyageuse, a passé deux décennies à voyager en Chine, après des études à l’École du Louvre, ainsi que des études de chinois. Elle a exploré là-bas la culture chinoise traditionnelle et publié des livres sur la gastronomie, les contes, le thé, la porcelaine ainsi que des guides de voyage.
Dans ce très beau livre aux très riches photographies, elle donne la parole à Philippe Fatin, collectionneur de textiles et costumes des Miao, une population chinoise vivant dans le sud-ouest de la Chine. Pressentant la disparition de ces costumes, portés dans les occasions solennelles de la vie, lors des fêtes, mariages, funérailles, il les a photographiés, décrits ; il a observé les tisserandes, les couturières qui perpétuaient ces traditions vestimentaires très colorées et très riches, en fait la seule richesse de ces populations qui vivaient dans une région montagneuse très rude. Chaque vêtement présenté, photographié in situ ou en studio, fait l’objet d’une description détaillée: taille, matière, points de broderie utilisés, fonction, etc.
« Les chants du fil, textiles tribaux du sud-ouest de la Chine – Éd. Olizane, 2016 – 262p. – très nombreuses illustrations – 54€. On peut le commander ici et dans toutes les bonnes librairies. Beau cadeau pour Noël ?
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