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Tata-Georgette

billet du jour

Continent mode

26 Novembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

Voici un beau livre à offrir « Swinging Africa le continent mode » qui parcourt l’Afrique du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est pour mettre en lumière la nouvelle génération des créateurs africains, qu’ils soient couturiers, designers de mode,  influenceurs, blogueurs, etc.

Audace, humour, sont les maitres mots de cette génération qui, tout en puisant dans les héritages africains, a une démarche hyper-contemporaine pour appliquer dans le domaine de la mode une réappropriation culturelle propre et commence à sérieusement influencer la monde de la mode, dans le monde entier.

 

Swinging Africa le continent mode – par Emmanuelle Courrèges – Flammarion, 2021 –  240p. – 60€

Et vos rendez-vous textiles
à Toulouse et dans la région...

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Maroquinerie végétale

15 Novembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Bonnes affaires, #Fibres à la folie

Avant, pour se donner le frisson, on pouvait être adepte du « cuir & latex ». Maintenant, c’est bien plus tendance d’être « liège & pinatex »  !

Liège  : c’est l’écorce du chêne-liège, ultra légère que l’on travaille désormais en fines couches, comme un textile pour en faire des accessoires de mode.

Piñatex  : un cuir à base de feuilles d’ananas, mis au point par Carmen Hijosa, une créatrice textile espagnole qui avait été intriguée par l’habit de cérémonie que portent les hommes aux Philippines : le Barong Tagalog, une tunique blanche très fine, souvent brodée.

Le Piñatex est un feutre réalisé avec les fibres longues des feuilles d’ananas qui sont jetées après la récolte des ananas, soit plus de 40 000 tonnes de déchets par an  ! ! !  De ce déchet,  il suffit de faire un feutrage plus ou moins épais selon l’usage auquel on le destine, sacs, chaussures, chapeaux, etc. Le Piñatex est surtout utilisé pour des accessoires mais rien n’empêche d’en faire des vêtements comme on a pu le voir lors de défilés de mode. Ou encore des éléments textiles pour le mobilier d’intérieur.

Excellente alternative végétale au cuir, le Piñatex a l’aspect du cuir, un toucher doux, il résiste à l’abrasion, à la crevaison, à la traction et à la rupture des fibres. Le Piñatex peut être teint, imprimé, brodé. Il est probable, qu’avec tant de qualités, le nom de marque Piñatex deviendra un nom commun, pour désigner toute fibre à base de feuille d’ananas. Cela avait le cas pour le Nylon, le fermeture Éclair, etc.

Outre quelques grandes marques qui ont déjà adopté le Piñatex, Nike par exemple, une maroquinière régionale en a fait son matériau fétiche. Florence Bazan, établie à Belpech, produit des sacs, des porte-monnaie, des accessoires de mode. Elle a viré vers la maroquinerie végétale après une solide formation en couture, à Bordeaux. On peut trouver ses produits sur son site BKO Maroquinerie, dans des salons, chez des revendeurs et sur les marchés artisanaux, comme celui de Blagnac, du mercredi 24 au dimanche 28 novembre 2021, et à Pamiers du vendredi 10 au vendredi 24 décembre, où vous pourrez tâter du piñatex et du liège, puisqu’elle travaille également cette écorce.

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Les oubliés du placard

12 Novembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

Voici un livre issu du confinement...  avec tutos pour tout transformer, du soutien-gorge à la doudoune  ! pour s’occuper agréablement lors du prochain confinement  ? mais attention  : upcycler des vêtements demande de savoir coudre un minimum, cela peut se révéler ardu si c’est la première fois que vous tenez une aiguille. D’un autre côté, cela fournit un excellent prétexte pour oser se mettre enfin à la couture.

Livre disponible au prix de 24,95€ dans toutes les bonnes librairies.

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Habiller les défunts

1 Novembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Les morts ont toujours été habillés pour leur dernier voyage. Si aujourd’hui, on préfère s’en tenir aux photographies faites du vivant de la personne ou éventuellement à un simple portrait funéraire sobre –  car la photographie est devenue une pratique ordinaire – dans la seconde moitié du XIXe siècle, le portrait photographique mortuaire était très courant et souvent il s’agissait d’un portrait du groupe familial avec le défunt.

Cela se faisait en particulier pour les fratries, à une époque où beaucoup d’enfants ne passaient pas leurs premières années.

Pour la circonstance, on procédait à une mise en scène  afin de préserver un semblant de vie. Sur toutes les photos de ce genre photographique très particulier, on plaçait un simulacre de vie, soit un objet tenu par le défunt, souvent un jouet pour les enfants (ici un hochet), un objet de métier pour un adulte, ou encore quand cela était possible la position assise, et même debout. Très souvent, le défunt était maquillé pour cette dernière photographie. Éventuellement, le photographe peignait des yeux ouverts sur la photographie, mais ce n’est pas le cas sur l’enfant de la photo ci-dessus – on a préféré lui laisser l’air de dormir à côté de son jumeau.

Et toujours, le défunt et sa famille portaient leurs plus beaux vêtements dans un décor toujours très soigné, avec beaucoup de lingerie, de rideaux  drapés pour ce qui était la dernière photographie d’une famille complète et réunie autour du défunt, afin d’en garder un souvenir ineffaçable.

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