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Tata-Georgette

billet du jour

Vintage

26 Novembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ce que fait la main, #Billet du jour

Pour les nostalgiques, le Salon Vintage d'Albi ouvrira ses portes ce weekend. Il y aura entre autres animations le désormais inévitable «Championnat du pull moche» à propos duquel on peut noter que la présentation de cet événement laisse entendre qu'il ne pourrait s'agir que de pulls des années... bref du temps des vertes années de Tata Georgette alors que tous les jours, dans la rue, je croise des vêtements actuels qui répondent à tous les critères de ce championnat. Bon, mais il est vrai que je ne suis pas vintage, mais un tantinet vieux jeu !

C'est un vrai championnat, avec un règlement assez précis. Car même en matière de mocheté, il n'est pas question de faire n'importe quoi : il y a quatre catégories de participants - bien que le jury se réserve le droit de créer ex abrupto une ou plusieurs nouvelles catégories... et de leur côté, les participants sont invités à être bons joueurs au cas où leur pull ne serait pas élu comme étant le plus moche !

Les pulls présentés pourront répondre à ces différents critères que nous évitons soigneusement lorsque nous tricotons : couleurs improbables et mal assorties, médiocrité de la réalisation, aspect kitsch, ringard, démodé etc. du motif (qui exclue bien sûr tout élément raciste, sexiste, politique ou pornographique). Cela peut être aussi un pull qui gratte, qui pendouille, ou qui a des décorations démodées... bref videz vos armoires. 

Vintage, cela peut aussi vouloir dire des vêtements charmants comme nous en propose cet amusant livre de Barbara Berrada «Pour une garde-robe rétro-chic à faire soi-même» pour les enfants de la naissance à 3 ans, avec des modèles pratiques, confortables et faciles à réaliser pour des parents débutants en couture.
Vintage
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Revoir Montbrun Bocage

20 Novembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Après une année de pause et de réflexion consacrée à «perfectionner la scénographie globale pour une meilleure visibilité de la filière laine, des ateliers… ; améliorer l'accueil et confort des exposants [et des visiteurs] ; meilleures conditions de travail aux bénévoles… » Atoutlaine renouvèle ses Journées de la laine. 

D'ailleurs, le programme est dense et varié, avec une journée professionnelle le vendredi 29, suivie de deux journées tout public. Souhaitons-leur un franc succès ! car la laine mérite d'être mise à l'honneur.

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse

et dans ses environs...

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L'ébéniste du XIVe siècle

19 Novembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ça n'a rien à voir quoique..., #Billet du jour

Comment étaient habillés les ébénistes du XIVe siècle ? voilà bien une question intéressante posée par un confrère blogueur, ébéniste de son état, dont je suis le blog fort intéressant depuis déjà pas mal de temps car Christian Séguié y parle avec passion et compétence de son atelier, du bois et de ce qu'il en fait. On semble être assez loin du textile mais on n’est jamais très loin du textile, puisque le textile est toujours tout près de nous ; de plus, bois et textiles se rencontrent souvent, notamment par le maniement des divers instruments que nous utilisons pour nos travaux d'aiguille (œuf à repriser, dés, poinçons, boutons, etc....) comme en témoignent les récents billets de Christian à partir de la recherche d’un instrument en bois qui lui parut bizarre...(1)

Pour revenir aux vêtements des ébénistes médiévaux, c’est l’immense problème des textiles anciens disponibles. Toujours difficiles à conserver, et d’ailleurs souvent détruits par leur utilisateurs mêmes, en raison de l’usure, ou par les mites sans compter les changements de mode.

Donc, pour les vêtements des «gens de métiers» comme on disait alors, et pas seulement pour les ébénistes, on ne dispose nulle part d’un vêtement de cette époque qui nous serait parvenu. Nada, rien... seuls les costumes aristocratiques ont plus ou moins survécu au temps, et encore, très peu d'aussi anciens, et pour les époques ultérieures en fort petit nombre. Tout d’abord parce qu’en France, comme partout ailleurs, on recyclait constamment. Un pourpoint d’homme «de qualité» comme on disait, pouvait être retaillé pour un enfant ou revendu à un fripier qui le débitait assez souvent, en décousant les galons et autres parties ornementales, les cols, les manches, pour les vendre à part, et le vêtement allait ensuite faire le bonheur d’un homme du peuple, ébéniste ou pas. Les chausses, chemises et autres vêtements, finissaient après moult reprisages par être donnés aux pauvres, aux domestiques ou servir de rembourrage, de chiffons...

Et puis, la notion de vêtement de travail est assez récente, en gros depuis le courant du XIXe siècle. Les premiers à avoir eu un vêtement spécifique dès l'époque médiévale ont été les militaires, les ecclésiastiques, et encore était-ce un vêtement qui témoignait plutôt de leur état. Sinon, on ne faisait pas vraiment de différence entre vêtement de travail et vêtement ordinaire, d'autant que les garde-robe comptaient très peu de pièces.

Bon c’est bien beau, tout ça, s’impatiente Christian, mais mon ébéniste du XIVe, il n’allait tout de même pas tout nu ? non, rassurez-vous. Même s’il n’avait pas de sous-vêtement, qui sont apparus quasiment deux siècles plus tard et ne se sont généralisés que fin XVIIIe-courant XIXe.

Il y a quelques images, sur les vitraux, sur les enluminures... (pas de pinterest ni d’instagram) mais on y représente plus volontiers les paysans, et le seul homme du bois y est souvent Saint-Joseph, ou les ouvriers qui ont construit les cathédrales.

D’après ces images du XIVe, les vêtements du peuple étaient assez monochromes, les coupes assez rudimentaires, par exemple les manches étaient souvent attachées par des brides pour pouvoir être retirées lorsqu’il faisait chaud, ou lors d’efforts physiques. Une autre source historique est également constituée par des actes notariés, lors des successions ou des contrats divers. Par exemple, certains contrats d'apprentissage stipulent que le maitre d'apprentissage a le devoir d'habiller son apprenti en lui fournissant tel ou tel vêtement . Et dans ces documents notariés, surtout urbains, on peut avoir des descriptions très détaillées, mais détaillées selon les critères de l'époque, donc pas toujours compréhensibles pour nous.

Les fibres utilisées étaient le chanvre, la laine, le lin, disponibles partout en Europe, peu de coton qui était encore une fibre exotique et coûteuse. Pas de soie non plus bien sûr, beaucoup trop luxueuse et trop fragile, donc réservée à une haute aristocratie. Pour ce qui est de la sécurité, à part le tablier de cuir des forgerons,  le chapeau renforcé des mineurs, l'armure des militaires, il n’y avait pas grand chose. Pas de chaussures de sécurité non plus. Mais des gantelets qui protégeaient la main, pour les métiers du feu, pour les militaires, mais à ma connaissance par pour les métiers du bois.

Avec tout ça, je n’ai pas toujours pas répondu à la question de Christian. Depuis des années les associations de reconstitution historique s’efforcent d'y répondre en s'appuyant sur les recherches en archéologie expérimentale  menées par des chercheurs et universitaires afin de comprendre en quoi consistait le costume des gens  du peuple, des ouvriers, et plus largement les textiles anciens.

Voilà ! si vous avez d'autres éléments de réponse à apporter à Christian, vous pourrez également en profiter pour parcourir son blog. C'est le blog d'un passionné, toujours émerveillé par son métier et qui sait partager cet émerveillement.

1) cet instrument est un petit métier à broder.

En illustration, j'ai joint la vidéo qui présente la construction du château de Guédelon dont les animateurs ont à cœur de reconstituer les outils et procédés de l'époque médiévale. Et qui portent des vêtements reconstitués d'après les éléments présentés dans ce billet, mais avec les éléments de sécurité actuels...

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse et dans la région ..

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Tricoter douillet !

15 Novembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Atelier, #Billet du jour

Fait frais depuis quelques jours... ce qui immanquablement donne envie de tricoter des vêtements douillets, confortables comme ceux que propose le bon vieux BUBU... modèles assez classiques et indémodable (ce dernier point est important si le printemps revient avant que vous ayez fini de tricoter votre modèle...). De plus le cahier d'explications est bien fait avec des schémas clairs, un étalonnage des modèles par niveau de compétence de la tricoteuse. Toutefois, les débutantes intégrales auront intérêt à prendre quelques cours avant de se lancer dans la réalisation de ces modèles. Et les autres, en cas d'hésitation, pourront consulter Tata Georgette, à propos d'un point technique ou un autre. Bonnes mailles !

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse et dans la région ...

Tricoter douillet !
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