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Tata-Georgette

billet du jour

Un échantillon tu feras pour chaque ouvrage

18 Mai 2022 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Atelier, #Billet du jour

Pour chaque ouvrage, au crochet ou au tricot, que l'on entreprend, la réalisation préalable d’un échantillon est indispensable.

Habituellement, on préconise un carré de 10x10cm. Dans certains cas, notamment si le motif est de grande dimension, un carré plus grand sera plus approprié.

À partir de cet échantillon, on peut voir plusieurs choses  : si la fibre est facile à travailler, si les aiguilles sont du bon calibre, si la fibre choisie met bien en valeur le point que l’on se propose de tricoter ou de crocheter, si au final, le résultat correspond à nos attentes.

L’échantillon a aussi d’autres fonctions comme de servir à calculer la quantité de fibre nécessaire. Pour cela, on pèse le carré, soit par exemple 10x10cm = 100cm2 = x grammes.

On applique ce résultat à la surface totale de l’ouvrage, mesurée d’après les mensurations du patrons.

Concrètement, cela donne par exemple  : 100cm2 /6g. Pour 3000cm2, on a donc 6g x 30  : 180g ou encore 4 pelotes de 50g. Car bien sûr, on arrondit les résultats à la valeur supérieure.

Pour les manches et les formes courbes, on arrondit en se servant des mesures maximales.

Enfin, la dernière utilisation de l’échantillon, au tricot, sert à s’entraîner à rattraper une maille perdue... c’est très intéressant pour les points complexes, ajourés, à maille double ou glissée, etc.

Bien sûr, il est préférable de laver l’échantillon selon les préconisations figurant sur les pelotes de laine, puis de le bloquer bien d’équerre pour le faire sécher à plat, afin d’avoir le rendu de l’ouvrage fini.

Sans oublier qu’il est parfois nécessaire de faire plusieurs échantillons – en prenant des aiguilles plus fines ou plus épaisses, un demi point peut faire une grosse différence. Ce qui est sûr, c’est que contrairement à certaines réticences, tricoter ou crocheter un ou plusieurs échantillons peut éviter beaucoup de perte de temps lors de la réalisation de l’ouvrage.

 

Et quand au bout d’une longue carrière de tricoteuse, on se retrouve avec un plein tiroir d’échantillons... qu’est-ce qu’on fait  avec ? un tapis pour le chat  ? en se remémorant tous les beaux ouvrages réalisés.

 

Vos prochains rendez-vous textiles
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Éthique ou ne pas éthique  ?

9 Mai 2022 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Fibres à la folie, #Lectures textiles

Alors que la production mondiale de vêtements a doublé entre 2000 et 2015 – et on n’allait déjà pas tout nu en 2000...– et que des montagnes de vêtements parfois à peine portés s’amoncèlent dans de vastes décharges, il est grand temps d’examiner de plus près nos pratiques vestimentaires et textiles. Une bonne chose serait, outre le fait de modérer notre consommation frénétique, d’en savoir plus sur les fibres qui nous habillent, de quoi elles sont faites  pour mieux les choisir.

Tout d’abord, tout ce qui constitue la fibre elle-même, avec « Fibres textiles, caractéristiques et propriétés » de Noureddine Baaka, publié aux Éditions universitaires européennes, en 2020, qui s’attache à définir les différentes fibres textiles, de leur composition chimique à leurs propriétés mécaniques et thermiques. De plus , il décrit également les techniques de filature, de tissage, de tricotage et d’ennoblissement. Donc, un ouvrage pas très poétique mais fondamental pour savoir ce qu’on achète.

Fibres textiles - editions universitaires europeennes - 9786139546534 -

Outre la fibre elle-même, il est intéressant de connaitre les intrants nécessaires à leur fabrication, les divers produits chimiques utilisés lors étapes nécessaires à la confection du vêtement, les nombreux professionnels qui s’y emploient et leurs conditions d’exercice. Pour cela, rien de mieux que ce livre  : « Textiles éthiques, s’habiller un acte engagé » d’Émilie Pouillot-Ferrand, édité par Terre Vivante.

Et pour celles et ceux qui souhaiteraient s’orienter vers les métiers de l’industrie textile, rien de mieux que la petite brochure de l’Onisep, dans la collection Zoom sur les métiers, parue récemment.

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Pièce détachée

8 Mai 2022 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Pour lire un article sur le bonnet de bain, c’est dans la revue « Pièce détachée » qu’il faut aller. Cet article de sport n’a jamais pu devenir un article de mode contrairement à de nombreuses autres pièces du vestiaire sportif. Est-ce dommage  ? en tout cas, c’est un des nombreux couvre-chefs dont traite le quatrième numéro de cette revue annuelle qui entend traiter les vêtements d’un point de vue social, historique, artistique, littéraire, bref culturel dans toutes les acceptions du terme. Ce n’est donc pas une revue de mode, au sens habituel du terme, car elle ne suit pas les aléas des collections. Mais elle développe dans chaque numéro un thème unique. Les numéros précédents traitaient de la chemise, du pantalon, bref, une seule pièce du vestiaire par numéro.

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Revenantes...

26 Avril 2022 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Bonnes affaires

Si on trouve beaucoup d’ouvrages consacrés à l’histoire de la mode et à l’histoire du textile, je n’en ai trouvé aucun qui raconte l’histoire de la mercerie, des merceries et des mercières dont on a cru l’extinction proche, à la fin XXe... mais à partir d’articles épars dans diverses revues, voici ce que l’on peut en dire.

« Marchand de tout, faiseur de rien » disait-t’on au Moyen Âge et jusqu’à la Révolution française car les merciers avaient le droit d’acheter et de revendre toutes sortes de marchandises, y compris des porcelaines importées de Chine et d’autres articles d’importation. Ils avaient également le droit « d’enjoliver » des choses fabriquées par d’autres corporations, mais sans avoir le droit de se spécialiser dans aucune matière. C’étaient donc essentiellement des marchands qui très vite se sont orientés vers la quincaillerie, les articles de décoration intérieure et les articles de mode (mouchoirs, articles de bonneterie, garnitures, rubans, accessoires de mode et colifichets en tous genres. L’autre originalité de cette corporation, c’était qu’elle était ouverte aux femmes et aux étrangers.

Toutes ces particularités firent que la mercerie survécut très bien à l’abolition des corporations par la Révolution française. De plus, le développement des industries liées à la mode favorisa son essor tout au long du XIXe siècle  ; il n’y  avait pas de bourgade ni de petite ville qui n’eut sa mercerie. Sans compter les milliers de colporteurs qui allaient de village en village pour vendre rubans, boutons, aiguilles et autres petits articles de couture à côté de diverses gazettes et images. 

 

Le premier grand choc que subit cette profession fut la naissance des grands magasins, vers le milieu du XIXe siècle  ; ils exerçaient globalement le même métier, mais à une toute autre échelle. L’exemple type est « Au Bon Marché » créé en 1838 à Paris, qui proposait à la bourgeoisie parisienne des articles bien présentés dans un cadre grandiose par un personnel en uniforme.

D’une manière générale, les grands magasins s’adressaient au début de leur histoire à la bourgeoisie des grandes villes. Dans les quartiers populaires, les petites villes, les bourgades, les merceries prospéraient tranquillement et fournissaient les artisans locaux de la confection et les mères de famille en articles de couture, de reprisage, car on réparait beaucoup à domicile.

Après 1918, il y eu de nombreuses créations de merceries – et de commerces de détail en général – par des veuves ou orphelines de guerre qui se sont vues dans l’obligation de gagner leur vie car leur maigre pension de veuve n’y suffisait pas. Ces femmes, souvent issues de la petite bourgeoisie n’avaient bien sûr pas appris de métier mais elles étaient assez instruites pour tenir une comptabilité simple, de plus, elles disposaient d’un savoir-faire en matière de travaux d’aiguilles. On vit alors naitre de nombreuses boutiques mixant mercerie et lingerie féminine.

Je me souviens fort bien de ces commerçantes souvent assez âgées qui exerçaient encore dans le courant des années 1960, dans leurs boutiques  assez sombres à la décoration surannée d’avant-guerre (la deuxième...) comme figées dans le temps. Leurs commerces n’ont jamais attiré les repreneurs mais la fille succédait à la mère, dans un modèle alors assez commun d’entreprise familiale. Ce modèle fonctionna très bien jusqu’aux années 1960.

Contrairement à ce qu’on imagine souvent, les merceries ont été assez peu atteintes par le développement des grandes surfaces – contrairement aux commerces alimentaires – car les grandes surfaces dédaignèrent ce créneau dont la clientèle ne se renouvelait plus et qui nécessitait – et nécessite toujours – beaucoup de main-d’œuvre pour le conseil à la clientèle et pour la découpe des marchandises.

Mais deux phénomènes de grande ampleur se sont cumulés au cours des années 1960-1970. Tout d’abord, les femmes entrèrent massivement dans le monde du travail salarié et rejetèrent tout aussi massivement les travaux d’aiguilles qui avaient été jusque-là plutôt une contrainte qu’un choix personnel. Au même moment, le prêt-à-porter, né après 1950, se développe très fortement jusqu’à devenir le principal moyen de garnir sa garde-robe, au lieu du fait sur mesure par la couturière.

Le déclin des merceries fut très violent  : en 1980, il restait encore 6000 merceries en France, (soit à peine la moitié de 1960), il n’y en avait plus que quelques centaines au début du XXIe siècle   ; encore couplaient-elles souvent cette activité avec de la retouche pour survivre.

La renaissance s’est amorcée récemment, il y a une dizaine d’années, avec une nouvelle génération de mercières qui n’hésitent pas à s’installer en centre ville où elles bénéficient du rajeunissement considérable de leur clientèle pour qui les travaux d’aiguilles ne sont plus une contrainte mais un goût pour des activités textiles pratiquées à titre de loisir.

De plus, ces nouvelles merceries offrent des services nouveaux dont les très appréciés ateliers, voire un petit coin salon de thé. Les merceries naguère très présentes dans les quartiers populaires sont-elles devenues des boutiques pour bobo ? en tout cas, elles profitent à fond de la vague du DIY. Ce commerce se pratique désormais dans des boutiques lumineuses, où le mot mercerie voisine avec « créative », « dyi ».

Il n’en demeure pas moins vrai que le métier de mercière nécessite de grandes compétences très diversifiées qui s’accordent mal avec l’amateurisme. Les nouvelles mercières ont souvent fait des études de commerce ou de couture, voire les deux. Il y a aussi des reconversions professionnelles, dans ce cas avec un apport financier plus substantiel car l’autre difficulté est d’embarquer un banquier pour un business qui nécessite dès l’ouverture une grande immobilisation de stock et donc de trésorerie, mot bien fâcheux même s’il rime avec mercerie... Dans tous les cas, les débuts sont ingrats et il est rare de dégager tout de suite un revenu correct. Malgré tout cela, il y a de très beaux exemples de ces nouvelles merceries à Toulouse et dans la région.

En un mot comme en mille   : chapeau Mesdames les mercières qui nous fournissez toujours de si beaux articles pour nos loisirs textiles   !

 

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