
billet du jour
Fibres à la folie...
« Le manque d’information et le manque d’identification de labels par les consommateurs et consommatrices sont les principaux freins à l’achat responsable. Aujourd’hui, on parle de plus en plus de mode éthique, mais encore trop peu de la matière première qui permet de fabriquer un vêtement : le textile. »
C’est à cette méconnaissance du matériau textile que souhaite remédier Émilie Pouillot-Ferrand, en dressant un panorama des fibres textiles et de leurs impacts sociaux et environnementaux. Elle fait aussi une présentation détaillée de la vingtaine de labels, GOTS, Oeko-Tex, Fairtrade, Bluesign, et Naturtextil, etc. et de leur utilité réelle pour nous accompagner dans la modification de nos habitudes d’achats.

Pour l’acheter : c’est ici...
Et si on n’a pas envie de lire, on peut écouter l’émission qui lui est consacré sur Champs d’action. Au frais de préférence !
Émilie Pouillot-Ferrand, qui est couturière, a publié d’autres livres dont le très méthodique manuel de couture :
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Cent Idées – le retour
Cinquante ans après la parution du premier numéro de Cent Idées, dont la parution avait cessé en 1988, au bout de 180 numéros mensuels, la revue Cent Idées est revenue.
Pour perpétuer l’engouement tenace qu’avait suscité cette revue culte des seventies, les nostalgiques se retrouvaient sur le Blog des Centidéalistes pour chercher, troquer, vendre, les anciens numéros, photographier, commenter les modèles proposés, le tout dans un esprit de vénération pour une revue qui savait être à la fois éclectique et spécialisée dans les loisirs créatifs, spécialement les loisirs textiles.
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La nouvelle équipe éditoriale, Turbulences Presse, est un éditeur auvergnat né en 2005, spécialisé dans les magazines pratiques grand public traitant les thèmes vie pratique, santé, sport, cuisine, toutes choses qui agrémentent bien la vie et aussi quelques titres de presse enfantine – notamment avec le premier magazine de cuisine destiné aux enfants. Pour chaque titre, l’approche est originale autour d’un contenu a priori assez pointu.
Cent Idées (nouvelle mouture) en est déjà à son septième numéro et reprend le schéma éditorial qui avait fait le succès de Cent Idées (le premier), avec des ouvrages de différents niveaux dans les différentes techniques textiles, tout cela dans la bonne humeur et la joie de vivre. De plus, il y a des nouvelles rubriques : jardin, cuisine, mais toujours sous l’angle « à faire soi-même » et aussi quelques reportages. Le tout dans une maquette renouvelée qui a tout de même un air de famille avec Cent Idées 1972-1988. Et pour le moment, bonheur ! on n’y est pas envahi par des publicités hors de propos. Avec tous ces atouts, souhaitons longue vie à ce Cent Idées nouveau. Qu’on trouve le même plaisir à y trouver de l’inspiration, à le feuilleter. Sinon, gare ! le patron S. Gouttebelle de Turbulences Presse applique un féroce principe économique : dès qu’un titre vacille, perd de l’argent, il stoppe net la publication... Nous voilà prévenues ! D’ailleurs, l’éditeur, prudemment, s’en tient à une périodicité semi-mensuelle, donc le prochain numéro paraitra en juin-juillet.
Disponible en kiosque ou sur abonnement.
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Belles lettres
En ce moment, la Médiathèque Cabanis rend hommage à Bernard Arin (1938-2019), typographe qui a animé le Scriptorium de Toulouse, à la fin du XXe siècle, au sein duquel il a formé quasiment tous les grands noms de la typographie française actuelle.
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Aïe ! typographie ? késako ? et pourquoi dans ce blog ?
Nous vivons dans un bain ininterrompu d’écriture mais regardons-nous la forme des lettres omniprésentes ? La typographie a une longue histoire qui évolue selon les instruments d’écriture, les usages et les supports de lecture et d’écriture. Tout cela est fort bien résumé ici... Derrière chaque caractère, se trouve un typographe qui dessine ou redessine pour la beauté de l’écrit, pour la facilité de la lecture. Comme cela a été fait pour le Garamond et de nombreux autres caractères historiques de l’Imprimerie nationale, par Franck Jalleau qui en a dessiné la version numérisée.
Dessiner un caractère, ce n’est pas seulement dessiner les lettres de l’alphabet, c’est les décliner en minuscules et capitales, en maigre et en gras, en italiques ; à cela il faut ajouter les chiffres, les signes de ponctuation et symboles divers, et aussi les interlettrages, etc. sur lesquels s’appuiera ensuite la composition de la mise en page. Le but de tout cela est de composer des textes harmonieux pour l’œil. La typographie accomplit pleinement sa mission quand le texte est visuellement « indolore » pour le lecteur ; de ce fait c’est malheureusement un grand art invisible pour beaucoup de lecteurs qui ignorent jusqu’à son indispensable existence.
Le dessin d’un caractère est souvent un critère primordial de reconnaissance du type de texte que nous avons sous les yeux. Avant même de lire le contenu, on reconnait visuellement une collection de livres, une revue ou un journal, un site internet dès le premier abord. C’est aussi vrai pour les logos, comme ceux de grandes marques de haute-couture ou de prêt-à-porter ci-dessous, qui sont tous signés d’un grand nom de la typographie (qui se retrouvent chaque année à Lure).
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La typographie est également présente dans nos ouvrages textiles, comme ces monogrammes anciens brodés.
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Du temps où c’était la mode de marquer le linge de maison, ces monogrammes étaient très fréquents, notamment sur les draps. Ils signalaient autant l’appartenance familiale que le savoir-faire de la brodeuse. Les modèles étaient souvent empruntés à des caractères un peu « fioriturés » de la belle écriture manuscrite. Les derniers avatars de cette pratique font appel à des typographie « Art nouveau ».
On trouve également beaucoup d’abécédaires, sous forme de kits à broder au point de croix, mais la plupart sont bien mièvres, avec des petites fleurs gentillettes et des zoziaux multicolores.
Il est regrettable que depuis les années 1930, la plupart des ouvrages proposés par les éditeurs d’ouvrages ou par les revues s’en tiennent à cette vision surannée de la typographie et de la calligraphie car il y a beaucoup d’inspiration à puiser dans la typographie contemporaine. Nos amies quilteuses l’ont bien compris et ont renouvelé leur approche de la lettre en colorant, redessinant l’alphabet, s’inspirant de la création artistique contemporaine ou tout simplement de notre perception actuelle des arts visuels.
De même, de nombreux artistes textiles jouent avec les lettres, comme Annette Messager, ci-dessous :
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En tout cas, pour découvrir quelques typographes contemporains ou pour compléter vos connaissances en typographie, cette petite – mais très intéressante – exposition est à voir au troisième étage de la Médiathèque Cabanis jusqu’au 12 juin, à Toulouse.
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Macramé
Le macramé revient en vogue depuis quelques temps déjà. Loin du casse-tête qui fait des nœuds au cerveau, c’est une technique textile qui permet la réalisation de très beaux objets à mi-chemin des arts folkloriques et de l’esthétique contemporaine.
Pour s’y essayer, quelques livres sont parus récemment. Tout d’abord, « Macramé l’art de faire des nœuds » publié par Merci les livres. En fait, il s’agit plus d’un dépliant – au prix modique de 5,95€– consacré aux bases, une sorte d’aide-mémoire portatif qui peut utilement accompagner les débutants.


Soyons fous ! ajoutons des couleurs au macramé avec « L’Atelier macramé tout en couleurs » de Françoise Vauzeilles, édité par Marabout, propose des objets décoratifs pour la maison. Cela n’a l’air de rien, mais ajouter des couleurs à la forme complique bigrement le travail.

Faites de bons nœuds...
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