Textiles japonais
Treize créateurs textiles européens participent à l’exposition «Regards sur la culture vestimentaire japonaise». Les Japonais, qui ont poussé très loin le raffinement du vêtement classent l’habillement en tête des trois choses essentielles à la vie, suivi
de la nourriture et de l’habitation. Les vêtements des créateurs contemporains présentés ici, dont Anne-Laure Coullomb, Cécile Feilchenfeldt, Marie-Hélène Guelton, Pietro Seminelli, Aboubakar Fofona, Textiles Zentrum Haslach, Ysabel de Maisonneuve, Luc Druez, sont inspirés de l’art et de la littérature japonaise et sont présentés conjointement avec des vêtements anciens.
À Albi
, au Musée Toulouse-Lautrec, on avait eu une idée du raffinement du vêtement traditionnel japonais, il y a trois ans, lors de l’exposition «Ukiyo-e, les maîtres de l'estampe japonaise» qui présentait la collection du Musée Isago no Sato de Kawasaki, avec des œuvres des plus grands artistes des XVIIIe et XIXe siècle (Hokusaï, Hiroshige Utamaro, Toyokuni, etc). Ces «images du monde flottant» montrent les plaisirs de la vie, dans toutes les classes de la société japonaise et on pouvait y voir de façon détaillée, entre autres choses, la variété et le raffinement des vêtements japonais. Si vous avez raté cette exposition, il est toujours possible de visiter l’exposition virtuelle de la BNF «Images du monde flottant» et la riche collection des estampes japonaises.
Également en ce moment, le travail de trente artistes textiles japonais fait l’objet de la belle exposition parisienne «Fiber futures
». Le «fiber art» est encore souvent considéré en France comme une sorte de sous-catégorie artistique à mi-chemin entre un artisanat baba-cool et un loisir féminin, autant dire rien de vraiment sérieux, en dépit des œuvres de Louise Bourgeois ou Annette Messager qui ont complètement intégré le textile dans leur production de sculpture, ou plus largement du collectif très actif «Fiber Art Fever» (français en dépit de son nom anglais...). Au Japon c’est une forme d’art à part entière, quelle que soit la fibre travaillée ou les techniques mises en œuvre et à laquelle les plus grands noms de l’art japonais ne dédaignent pas de se frotter.
Regards sur la culture vestimentaire japonaise – du 26 mai au 6 juin 2015 – Galerie Mingei – 5, rue Visconti – 75006 Paris
Fiber futures – du 6 mai au 11 juillet 2015 – Maison de la culture du Japon à Paris – 101bis, quai Branly – 75015 Paris - entrée libre
illustration : kimono Kirishigure de Marie-Hélène Guelton inspiré par un haiku du journal de voyage «Nozarashi Kiko» du poète Bashô : «Le jour où le mont Fuju est ivisible par la brume de pluie est aussi savoureux».
De l’usage au recyclage : concours
Recycler est à la mode, et peut-être n'est-ce pas une mode mais une tendance de fond. Le dire, c'est déjà bien, le faire, c'est beaucoup mieux. En tout cas, l'école de couture Double Boucle organise un concours de création en textiles recyclés, ouvert à tous. que l'on soit amateur ou professionnel, dans le but de créer un vêtement / accessoire / mobilier en recyclant des textiles au moyen des techniques textiles classiques (couture, tricot, crochet, etc.)
Pour s'y inscrire, le dossier d'inscription est disponible sur le site de Double Boucle, avant le 5 juin. Le jury sélectionnera l'objet recyclé qu'il préfère le 27 juin. À noter que les cadeaux pour les gagnants ont tout pour séduire des amatrices et amateurs de loisirs textiles : machine à coudre, lot de mercerie, lots de tissus.
Commerces de tissu au XVIIe siècle
Toutes les couturières toulousaines pestent contre la rareté des commerces de tissu, aujourd'hui, en tout cas de commerces spécialisés, uniquement dédiés au tissu. Même si, en fait, on trouve finalement beaucoup de points de vente de tissu.
La semaine dernière, au Musée Paul-Dupuy, Véronique Castagné a donné une conférence très intéressante consacrée au commerce du textile, à Toulouse, au XVIIe.
Elle s'est intéressée aux différentes formes de vente, des formes utilisées par les professionnels, en boutique, en colportage, en blanque (la marchandise mise en vente est expertisée et doit être autorisée par les Capitouls), mais aussi par des particuliers à l'occasion de circonstances de la vie (faillite, succession) en loterie, aux enchères (volontaire ou sur saisie), de gré à gré, en gage d'un prêt...
Elle nous a aussi présenté les vendeurs et acheteurs de textiles ; en particulier les marchands professionnels qui souvent s'enrichissaient sur une ou deux générations, au point de pouvoir prétendre à devenir Capitoul - le nec plus ultra des notables toulousains de l'époque.
Pour finir, la conférencière a fait un tour d'horizon sur la nature des articles mis à la vente, car là aussi, il y a des spécificités de cette époque. D'abord selon leur matière première, le coton, l'ortie, le lin et le chanvre, la laine, la soie, soit une gamme très étendue allant du plus ordinaire au plus prestigieux. Et les différents modes de tissage, de la toile ordinaire au velours, aux mousselines. À cette époque aussi, les denrées exotiques commencent à devenir courantes, comme les tapis turcs, que l'on ne posait pas au sol comme en Orient, mais qui recouvraient des tables, des coffret.
Outre le commerce de neuf, le textile s'échangeait en seconde main ou en occasion, soit entre particuliers, soit par l'entremise de professionnels (chiffonniers, fripiers). Véronique Castagné a aussi abordé les domaines annexes au textile comme les boutons, les broderies, les dentelles, qui faisaient l'objet d'un commerce très florissant car on ornait beaucoup les vêtements, mais sans trop avoir le temps de s'y attarder... cela fera peut-être l'objet d'une prochaine conférence ?
Bref, un contenu très riche, comme chaque conférence donnée par Véronique Castagné, conférencière à suivre pour qui apprécie l'histoire du textile.
Pipi sur le tapis ?
Aïe ! jolie minette a fait pipi sur le tapis ! voilà une odeur bien persistante dans la maison.
Pour s’en débarrasser, mélangez 2 cuillères à soupe d’eau oxygénée, 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude, 2 cuillères à soupe de liquide vaisselle (écologique, bien sûr) avec 50cl d’eau tiède. Versez le mélange dans un vaporisateur et aspergez la scène du crime pour bien l'humecter. Il est préférable de tester le mélange, au préalable, sur une partie non visible du tapis.
Au bout de 10 minutes, rincez abondamment à l’eau claire et épongez. Pour compléter le traitement, on peut vaporiser ensuite un mélange de vinaigre blanc, d’eau et de quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée ; les chats n’appréciant pas l'odeur de la menthe poivrée, cela met un terme aux velléités de récidive.
Mais, il faut se souvenir que les chats utilisent ce moyen pour nous signifier un mécontentement, donc, n’oubliez pas la séance d’introspection psy... pour découvrir ce qui a pu irriter votre compagnon à quatre pattes.