Dentelles à Calais
En ce moment, se tient à Calais une exposition consacrée au couturier Balenciaga, jusqu'au 31 août. Calais c'est loin de Toulouse, mais la magie d'internet nous console un peu.
Jardins textiles
Le weekend prochain sera consacré aux jardins. Les petits, les grands, ceux créés par des artistes, ceux créés par des inconnus, jardins de ville, jardins de campagne. On pourra en visiter partout en France.
Or, certains de ces jardins nous intéressent tout particulièrement puisqu’ils sont consacrés au textile, soit à la fibre, soit aux plantes tinctoriales, soit aux deux. Certains de ces jardins ont été créés par des musées textiles. D’autres sont des jardins privés créés par des passionnés, on peut même dire par des enragés du textile.
Nombre de ces jardins organisent des stages et ateliers, notamment de teinture végétale, d'impression, mais aussi de toutes les techniques qui mènent de la fibre brute au tissu, c'est-à-dire la filature ou le filage, le tissage, etc.
Voici quelques-uns de ces jardins qui sont toujours créés et entretenus par des passionnés qui mettent un point d'honneur à partager leur savoir-faire.
- Le Jardin de plantes textiles du musée de Lavelanet (09),
- la Maison des arts textiles et du design, à Flavigny (21),
- jardin du Musée de la chemiserie et de l’élégance masculine, à Argentan-sur-Creuse (23),
- lejardin de l’ancien monastère Sainte-Croix près de Die (26),
- le jardin des plantes à couleur, à Essertines-en-Donzy (42),
- le jardin du musée du textile à Cholet (49),
- le jardin intérieur de la Piscine, à Roubaix (59),
- l'Écomusée textile de Wesserling, (68),
- le jardin conservatoire des plantes tinctoriales Garance, à Lauris (84) -
- le Jardin des cinq sens du Musée d’art te d’histoire de Saint-Denis (93)
Cette liste est bien sûr loin d'être exhaustive...
Enfin, si visiter vous laisse insatisfait, si vous avez envie de transformer un petit bout de votre jardin ou de votre balcon en jardin textile, le pépiniériste Gerbeaud a pensé à vous...
Bon jardinage !
Mettre en charpie
Un stage «effilochage» ! quelle drôle d’idée ont eu nos amies de l’association Pénélopée en proposant un tel stage.
Il y a un siècle, l’effilochage était un devoir civique pratiqué dans quasiment toutes les écoles de France car il fallait fournir les hôpitaux militaires en charpie pour panser les plaies des soldats blessés au front. Pour cela on utilisait plutôt des linges un peu usés mais pas trop qui permettaient de faire une charpie plus souple, plus absorbante sur les différents suintements des plaies. Et surtout des linges blancs, n’ayant jamais subi de teinture pour ne pas provoquer d’irritation supplémentaire. On déchirait des tissus de lin, de coton, ou de chanvre en bandelettes d’une vingtaine de centimètres pour faire des mèches. Puis, éventuellement, pour faire des pansements, on effilochait encore plus finement et on reconstituait une sorte de matelas avec les fibres placées en tous sens, comme on le ferait pour un feutrage afin d'en faire des sortes de tampons. Il y avait d’ailleurs plusieurs formes de charpies selon l’usage auquel les chirurgiens les destinaient.
À la suite des travaux de Claude Pouteau, chirurgien à Lyon au XVIIIe siècle, l'usage de la charpie s’est développée tout au long du XIXe siècle pour remplacer toutes sortes d’onguents et de pommades dont on tartinait auparavant les blessés. L'époque la plus glorieuse de la charpie fut la guerre de 1914-1918, avant que ne se développent les textiles médicaux produits par l’industrie.
Outre les jeans effilochés que l’on rencontre désormais souvent dans la rue, effilochés non pas par l’usure, mais dès la fabrication, cette technique de réemploi du textile est explorée de nos jours par de nombreux artistes textiles comme Machiko Agano.
C’est plutôt dans cette voie artistique que Pénélopée va vous emmener ce weekend, et non pas pour produire du pansement...
Voilà, la prochaine fois que vous trouverez un petit tas de charpie qui obstrue le filtre de la machine à laver, vous saurez quoi en faire !
Source des illustrations : Les Petites mains, histoire de mode enfantine et : Textile Art Center
Journée sans tabac
Toutes les personnes qui essaient de rompre avec la cigarette rencontrent un gros problème : comment occuper des doigts qui auparavant étaient occupés à tenir la cigarette.
Une solution : apprendre à tricoter. Cela occupe les dix doigts qui travaillent tous, et tous à une fonction différente. De plus on compte les points, donc on n’a pas le temps de penser à sa petite clope chérie – mais interdite. Et en plus, le tricot est apaisant et zen.
Bref, on devrait coupler la Journée mondiale sans tabac à une journée mondiale du tricot.
