Peut-on être handicapé et à la mode ?
Le simple geste de s'habiller n'est pas forcément simple pour tout le monde. De nombreuses personnes handicapées rencontrent des difficultés à enfiler un vêtement et dans de nombreux gestes de la vie quotidienne. Parce que les systèmes de fermeture ne sont pas adaptés, alors qu'il suffit de boutons aimantés ou de rubans auto agrippants. Les vêtements ordinaires ne sont pas faits pour une position assise en fauteuil roulant parce que les tee-shirt remontent sous les bras, parce que le buste du vêtement tire-bouchonne (alors qu'il suffit de coutures tournantes pour remédier à ce seul désagrément) ou encore parce que les pantalons descendent ; des jeans avec une taille haute (très haute) dans le dos remédient avantageusement à cet inconvénient. Et ce ne sont pas les seules difficultés rencontrées qui font que beaucoup de personnes handicapées renoncent à être élégantes et s'habillent avec une tenue jogging-tee-shirt de couleur terne, trop grand, ou en piochant dans les catalogues pour personnes âgées. Mais quelle jeune femme aurait envie de s'habiller en mémé ? Reste éventuellement le vêtement cousu sur mesure par la couturière, mais c'est souvent trop cher pour de nombreux budgets.
On compte toutefois quelques tentatives pour apporter une garde-robe à la mode aux personnes handicapées. Comme par exemple l'association Mode&Handicap, créée en 2006 par Chris Ambraisse. Son but est de proposer une garde-robe chic et pratique. Chris Ambraisse va même lancer une gamme de vêtements de sport. D'autres jeunes créateurs explorent ce créneau comme Endy and Co, Habicap.
Au salon Autonomic Sud qui se tiendra du 26 au 27 mars, au Parc des expositions de Toulouse, il y aura probablement quelques exposants de mode, pas seulement des exposants de vêtements médicalisés. Et pour nous autres, couturières amateures, à quand un Burda (ou autre) avec des modèles adaptés ?
Enzymes énergétiques
Au temps des vertes années de Tata Georgette, on avait connu «les enzymes gloutons» dans une publicité pour lessive. Voici les enzymes chiffonniers qui permettent de transformer des vêtements usagers en bioéthanol. Le procédé a été inventé par Masazi Takao, jeune chimiste japonais.
IMC
Les députés ont finalement renoncé à interdire les mannequins trop maigres sur les podiums des défilés de mode, sous prétexte que cela serait de la discrimination à l'embauche. Mais n'est-ce pas une autre discrimination que d'écarter systématiquement les mannequins dont l'indice de masse corporelle dépasse les 18 ? de n'embaucher que des endives vacillantes tout juste pubères dont on ne voit que les genoux globuleux égarés au milieu de leurs deux spaghetti et le menton osseux coincé sous des joues blafardes et un regard éteint. En bref, elles pèsent moins de 50kg pour 1,75m, alors que les Françaises ont, en moyenne, un indice de masse corporelle de 23, ce qui soit dit en passant, n'en fait par pour autant des hippopotames.
Bref, vous l'aurez compris, je continuerai à militer activement pour un IMC confortable, en tout cas qui assure bonne santé et bonne humeur en vous proposant des ateliers dans de bons salons de thé toulousains.
Tresses entre lacets
Si vous passez par là-bas, il y a à La Terrasse-sur-Dorlay, dans la Loire, une exposition de textile contemporain consacrée à une technique textile très originale, quoique omniprésente dans notre vie quotidienne, En effet, dix-sept artistes se sont mis à tresser, lacer, serrer, détresser, entrelacer.
L'exposition temporaire «Textile contemporain» est proposé par l'association «Trame de soi», née il y a une dizaine d'années à Lyon. Elle propose de faire connaitre et apprécier les artistes du textile, ceux qui utilisent le textile comme matériau et qui s'émancipent de la vision «petits ouvrages de dames» ordinairement attaché à la création textile.
Le petit musée des tresses et lacets est installé dans une ancienne usine dont tous les métiers sont en état de marche et fonctionnent dans un vacarme assourdissant pour fabriquer, entre autres choses le croquet qui orne si souvent les vêtements pour enfants ou encore des lacets de chaussures. Les machines de la fin du XIXe et du début du XXe siècle ont l'avantage, pour le visiteur, de ne pas être carénés, on peut donc voir tous leurs mouvements ce qui est assez fascinant car elles utilisent parfois plus d'une centaine de bobines.
Exposition textile : du 12 mars au 31 août 2015
Lieu : Maison des tresses et lacets - 119, route des Moulins - 42740 La Terrasse-sur-Dorlay - tel 04 77 20 91 06
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