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Tata-Georgette
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Couleurs mexicaines

4 Octobre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Couleurs, #Billet du jour

Le thème du Forum international de la Couleur végétale qui se tiendra ce weekend à Lauris sera consacré aux «Fibres colorées et colorants végétaux».

Les invités de cette année sont des teinturiers mexicains de la région de Oaxaca, région de riche tradition textile. De plus le Mexique est le berceau de la cochenille, ce petit parasite des cactus qui fit la fortune de l'Espagne, par la belle couleur rouge qu'on en extrait.

Le programme de d'ateliers et de conférences est donc tout naturellement orienté vers les spécificités mexicaines, entre autres :

Dominique Cardon (directrice de Recherche émérite au CNRS) évoquera les implications de l'arrivée des Espagnols au Mexique dans l'apparition de Europe de colorants majeurs, dont la fameuse cochenille.

Raul Ponton Zuñiga (maitre teinturier mexicain) présentera les principaux colorants utilisés de nos jours au Mexique.

Hector Manuel Meneses Lozano (directeur du Musée textile de Oaxaca) parlera des colorants sur plumes, spécialité pré-colombienne et d'ailleurs assez largement sud-américaine.

Tatiana Falcon Alvarez (historienne de l'art mexicaine) présentera l'utilisation des lichens comme colorants par les Indiens Nahuas de la région de Puebla et par les Indiens Zapocèques de Oaxaca.

Ana Roquero (chercheuse textile en Espagne) consacrera son intervention à l'utilisation des lichens dans la teinture des «châles à odeur», spécialité mexicaine pour parfumer les châles tout en les colorant car le châle noir traditionnel teint avec des tanins et de l’acétate de fer dégage une odeur désagréable à laquelle remédient des lichens colorants - (à mon avis, ce doit être un pur délice, un régal pour les yeux et le nez...)

Forum international de la couleur végétale
organisé par l'association Couleur Garance
Conférences, animations, stages, marché d'artisans
Lieu : Terrasses du château - 84360 Lauris 

 

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Hessie, Survival Art

3 Octobre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Art textile

Venant de Cuba en France, via un séjour à New York,  au début des années 1960, Carmen Lydia Djuric s'est mise à créer des pièces de broderie avec la technique minimaliste du fil blanc sur tissu blanc. Elle a été une des précurseures de l'art textile en France, bien qu'autodidacte en art, et en broderie aussi d'ailleurs.

«La manière dont Hessie fait sienne une activité longtemps considérée comme archaïque et anonyme par l’histoire la rapproche pourtant des avant-gardes, notamment des développements abstraits du minimalisme, tout comme des mouvements sociaux de libération des femmes. Cette première exposition d’envergure dans un musée français depuis près de quarante ans participe à la redécouverte entamée il y a quelques années d’une artiste longtemps marginalisée par l’histoire de l’art.»

En travaillant des matériaux de la vie quotidienne - et quoi de plus quotidien que le textile - Hessie a exploré tout un langage artistique abstrait, rigoureux. Les amatrices de «jolies» broderies en seront pour leurs frais... car il ne s'agit pas de joliesse ni de production de belles images brodées. En utilisant une technique perçue comme strictement féminine, Hessie, «selon la critique d’art Aline Dallier, fait alors partie des "Nouvelles Pénélopes" qui usent du langage féminin pour le subvertir». Hessie flirta avec le minimalisme, l'arte povera, Support/Surface prenant à chacun de ses mouvements artistiques ce qu'il pouvait apporter à sa démarche artistique, donnant de belles ondulations rythmées aux textiles en raccommodant, reliant, en (re)-donnant vie à des vestiges du quotidien, bien avant que le recyclage ne soit devenu à la mode. En pleine période de Trente Glorieuses, du temps de la consommation de masse sans complexes. Fallait oser !

Hessie réinscrivit la broderie dans les mouvements artistiques de son époque dont elle s'était éloignée depuis le début du XXe siècle pour entrer dans le vaste purgatoire de la mièvrerie et de la reproduction de modèles bien cul-cul. Rien que pour cela, il faut aller voir cette exposition des Abattoirs qui replace la broderie au sein de l'art contemporain.


Du 29 septembre 2017 au 4 mars 2018
Lieu : Les Abattoirs - 76, allées Charles-de-Fitte - 31300 Toulouse -
Tel : 05 62 48 58 00

Vos prochains rendez-vous textiles
à Toulouse et dans ses environs...

Hessie, Survival Art
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Erreurs (humaines) des débutantes

29 Septembre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Atelier, #Billet du jour

L'erreur est souvent un moyen de progresser. Certes ! mais si on peut en éviter quelques unes quand on débute l’apprentissage des travaux d’aiguille, pourquoi s'en priver ?

Voici une petite liste de quelques erreurs que je rencontre fréquemment chez les débutantes :

1 - Acheter tout de suite tout le matériel au grand complet, avant même d'avoir enfilé la première aiguille et de savoir si on aimera tricoter, crocheter, broder, coudre... cela me rappelle une lointaine connaissance qui a une cave entière remplie de tout l'attirail des quarante-huit sports qu'il a «pratiqués» quelques semaines avant de passer au suivant, du ping-pong (matériel léger) au hockey sur glace (matériel nettement plus encombrant)...

2 - Se lancer dans la confection d'un premier ouvrage trop difficile ; la plupart du temps, les novices ne connaissent pas les critères de difficulté qui peuvent tenir à la forme du vêtement, à la fibre choisie, au niveau de compétence manuelle, etc.

3 - Négliger de prendre ses mesures exactes et se contenter des tailles «industrielles». De mémoire de Tata Georgette, personne n'a jamais eu pile une taille de l'industrie (38 - 40 - 42 - etc.).

4 - Considérer qu'il est plus facile de customiser, modifier, réparer un vêtement ou un objet que d'en faire un nouveau en entier. La mode actuelle du DIY peut être trompeuse car toutes ces modifications nécessitent assez souvent un très bon savoir-faire.

5 - Acheter des fibres difficiles à travailler ou inadaptés pour le modèle choisi, qu’elles soient trop fines, trop épaisses, trop élastiques ou pas assez, etc...

6 - Commencer à apprendre avec des tutoriels sur internet : on ne le dira jamais assez, la plupart des tutoriels ne sont utilisables que par les personnes qui se débrouillent déjà passablement bien ou qui ont au moins les bases.

7 - Ne pas lire les instructions ni les schémas, sauter des étapes pour aller plus vite,  bâcler les finitions, et autres horreurs !

Plus spécialement pour la couture  :

8 - Confondre «apprendre à coudre à la machine» avec « apprendre à coudre » : le premier est une petite partie seulement de l’ensemble « savoir coudre » qui est bien plus vaste.

9 - Utiliser la vieille machine à coudre héritée de Grand-Maman ou pire, acheter une machine low-cost qui a tendance à tomber en panne très vite et qui est difficilement réparable - toutes les grandes marques ont désormais une entrée de gamme de bonne qualité pour les débutantes et elles assurent le suivi des pièces sur de nombreuses années et la maintenance par des mécaniciens qualifiés.

J'arrête là cette liste cauchemardesque bien qu'elle soit loin d'être exhaustive...

Vous l'avez compris, apprendre les travaux d’aiguilles peut être un parcours semé d'embuches. C'est pourquoi il est primordial de bénéficier d'un bon accompagnement dans votre découverte afin de vous aider à progresser en respectant des étapes, apprendre d’abord les bons gestes, les quelques points de base, commencer par un premier modèle simple à travailler, s'équiper simplement avec une trousse de base, de travailler dans le calme. Pour toutes ces raisons, vous êtes bienvenues dans le monde merveilleux de lTata Georgette.

 

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Virée tarasconnaise

26 Septembre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Bonnes affaires, #Billet du jour

Il est temps de s'organiser pour aller à Tarascon-sur-Ariège. Covoiturage entre copines ? Virée en solitaire ? Il est grand temps de se décider.

Mais s'il vous plait, ne dérangez pas votre homme pour qu'il vous accompagne ! vous ferez deux bonnes actions : il pourra vaquer tranquillement à ses occupations (pas de match ce jour-là - ou une sortie cyclo avec les copains ?) et vous pourrez farfouiller à la folie dans l'antre tarasconnaise du diable ! Je suis toujours peinée de voir des vieux maris essayer de prendre un air à peu près intéressé dans les magasins de tissus et autres merceries ou boutiques de ce style. Les pauvres, on se demande vraiment quelles fautes ils doivent ainsi expier.

Donc venez plutôt avec les copines car les organisatrices ariégeoises ont certes prévu un accueil soigné, y compris avec un grand parking pour se garer à proximité mais elles n'ont pas encore mis sur pied un «coin pour les maris» comme certains magasins ou restaurants qui proposent un «coin pour les enfants». En plus de chiner, vous pourrez admirer une exposition de patchwork et broderies et participer à des ateliers de broderie et de couture et même faire une pause à la buvette-salon de thé. Bon dimanche aux puces !

Virée tarasconnaise
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