Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs...
fibres a la folie
Tissus d'Afrique...
Ici, c'est confinement et pluie... qui nous donnent une envie furieuse d'aller voir ailleurs ce qu'il advient de la planète textile. Aujourd'hui, nous nous intéresserons aux textiles africains, car ils sont nombreux, - et pas seulement limités au wax - et leurs usages innombrables, traversés de profondes mutations.
Voici deux conférences animées par Stéphanie Prinet Morou, conseil en stratégie de marque, reconnue pour ses analyses aiguisées du marché du textile et de la mode, et par Anne Grosfilley, docteur en anthropologie, spécialiste du textile et de la mode en Afrique. À écouter ici : Histoire et mode : textiles africains conférence n°1 ... et conférence n°2 en cousant, en brodant, en tricotant... en attendant la fin de la pluie. Elles sont d'ailleurs plus à écouter qu'à regarder car leur éclairage est assez médiocre et c'est bien dommage, - mais elles sont très intéressantes.
Anne Grosfilley avait déjà présenté une belle synthèse de ses recherches de terrain, en particulier en Afrique de l'Ouest. Rien ne lui échappe, aucune technique, aucun savoir-faire, dans le livre «Afrique des textiles» publié chez Edisud, en 2005. Donc il date un peu mais on peut encore le trouver en librairie - et en bibliothèque.
Elle y décrit tant les pratiques traditionnelles que les réactualisations que font les artisans grâce aux matériaux industriels, grâce aux créateurs de mode africains. On est donc très loin d'une vision passéiste, figée, mais elle y montre une création textile étroitement insérée dans la mondialisation du textile.
Vite, un chapeau !
Vite un chapeau ! en coton ou en raphia. Voici quelques suggestions trouvées sur le blog d'Anne, très traditionnel au premier abord, mais qui regorge de modèles très variés, avec leurs grilles simples, très claires et assez rapides à réaliser.
Les chapeaux en raphia sont plus légers que ceux en coton et on trouve de très jolis raphias à crocheter, de toutes les couleurs, dans les bonnes merceries.
De plus, abriter sa tête sous un chapeau en raphia est déjà un voyage car cette fibre provient d'un palmier originaire de Madagascar (raphia farinifera). Maintenant produite en de nombreuses contrées, on fait avec cette fibre des nattes, des objets décoratifs, des cordages et bien plus encore car elle est très solide et se tient plus fermement que le coton qui a tendance à «s'écrouler» un peu sur la tête. Voyager dans une valise ne lui pose guère de problème et il reprendra facilement sa forme.
Plutôt que d'utiliser du sucre comme on le voit conseillé parfois, pour raffermir les bords, il est préférable d'utiliser du Powertex, qui est un solidifiant pour les matériaux poreux, donc comme les fibres textiles, dont on peut moduler l'effet obtenu, de très dur à juste un peu rigidifié. Par précaution, il vaut mieux procéder à des essais sur échantillons avant de traiter l'ouvrage fini, mais le rendu est très agréable. Le Powertex supporte les savonnages légers, ce qui est toujours agréable pour des éléments de garde-robe. On trouve ce produit dans les magasins de loisirs créatifs, plus rarement dans les merceries et magasins de tissus où il aurait pourtant toute sa place.
Et si vous rencontrez une difficulté pour crocheter votre chapeau, Tata Georgette assure encore quelques ateliers jusqu'à la mi-juillet.
P.-s. un livre utile pour les ouvrages en raphia :
«Sacs en raphia crochetés» - Éditions de Saxe - 17,90€
Confinement J+10
Savez-vous que lorsque nous tricotons, nous fabriquons un méta-matériau mécanique ? et que des physiciens s'intéressent au tricot ? ainsi Frédéric Lechenault, chercheur au CNRS qui intervenait récemment sur France Culture. Le même scientifique et un comparse, Samuel Poincloux, ont donné sur ce même sujet une conférence (avec des images qui aident à comprendre) et y développent d'autres aspects (voir vidéo dessous). La revue Pour la science a également publié l'article «La physique du tricot».
Le tricot fait donc une entrée remarquée dans les sciences, comme le montrent les travaux de Sarah-Marie Belcastro, une mathématicienne universitaire américaine qui tricote des des objets mathématiques.
Voilà qui nous éloigne quelque peu de la simple règle de trois que nous utilisons régulièrement pour adapter ou modifier un modèle. Qui chantait donc «Moi je tricote dans mon coin, j'suis idiote, j'suis idiote...» ?
Et comme en ce moment,
l'agenda de Tata Georgette se vide...
pourquoi ne pas en profiter pour recycler vos vieilles chaussettes ? ? ?
Annonce de dernière minute !!!
Portes ouvertes exceptionnelles
de l'atelier Solveil' Créations.
On y trouvera tout l'univers de la laine feutrée, sous forme de vêtements, d'accessoires, d'objets de décoration, à glisser dans la hotte du Père Noël ! on peut aussi payer en SouRiant.
- samedi 21 (de 14h à 16h)
et dimanche 22 décembre (de 10h à 18h)
Lieu : Ancienne cave coopérative - 11260 Fa
Renseignements auprès de Sigrid-Solveig Pasquer, feutrière
07 86 32 28 69
Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs...
/image%2F0486152%2F20201212%2Fob_00dddf_2020-12-12-afrique-des-textiles-in.jpg)