Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs...
explorations textiles
Du carcan au confort
Des corsets victoriens aux caleçons griffés par les couturiers contemporains, c'est toute une histoire qu'expose le Victoria & Albert Museum de Londres, celle des sous-vêtements, lingerie intime, dont pendant longtemps il était inconvenant de prononcer le nom dans la conversation. Quant à les montrer, c'est une mode très récente (et pas toujours heureuse...)
Ils y font l'objet de l'exposition «Undressed : a brief history of underwear» qui passe en revue tous les aspects de ce vaste domaine de l'industrie textile : formes, matériaux, couleurs, usages, fabrication, relations avec la mode, stylisme, mais aussi avec la santé, et même avec la moralité. Tout est passé en revue pour notre plus grand plaisir.
À défaut d'aller à Londres, on peut toujours se procurer le catalogue de l'exposition, un livre sur les crinolines, sur le modelage de la silhouette.
Lieu : Victoria & Albert Museum , à Londres (à moins de 2 heures de Toulouse). Jusqu'au 12 mars 2017
In the mood for blue
C'est avec les grandes découvertes des XVe et XVIe siècles que l'indigo asiatique est venu détrôner le pastel européen car il est trente fois plus concentré en pigment colorant, l'indigotine,
L'exposition «In the mood for blue» présentée par l'Espace Asia résulte de la rencontre entre la couleur indigo et un collectionneur passionné de textiles, Guy Jacqmin, qui dit être tombé dans le textile dès sa plus tendre enfance.
C'est à un vaste périple asiatique qu'il nous conviedu châle indien du Punjab, aux vestes paysannes de Thaïlande ou de Chine, aux porte-bébé de Laos, aux ikats de Timor, des manteaux et kimonos japonais. C'est tout un savoir-faire d'artisans anonymes qui nous est ainsi montré, dans de multiples techniques (tissage, broderie, teinture, peinture sur tissu, couture).
J'ai particulièrement admiré une petite veste chinoise d'enfant en dix épaisseurs assemblées, véritable prouesse, quand on sait la difficulté à assembler correctement une seule doublure.
Il ne faut surtout pas craindre de pousser la porte d'Espace Asia où on est fort bien accueilli. Seule restriction : ne touchez pas...
Et pour prolonger ce voyage dans le bleu, le livre de Catherine Legrand «Indigo» édité par La Martinière sera une ressource précieuse.
Où : Espace Asia - 5, rue Croix Baragnon - Toulouse
Jusqu'au 12 novembre 2016 - Gratuit
«Indigo» de Catherine Legrand - impression japonaise - veste chinoise - porte-bébé chinois avec franges
De la Chine au Japon
L'importante collection d'objets asiatiques du XIXe siècle que possède le musée d'Agen a inspiré aux lycéens du lycée Lomet la réalisation de magnifiques costumes qui seront au centre de l'exposition «De la Chine au Japon» du Musée des Beaux-Arts (fermé le mardi).
À voir du 13 mai au 19 septembre 2016
Kimono
Billet complété le 15 07 2020
Demain commence l'exposition consacrée aux kimonos, au Musée départemental du textile, à Labastide-Rouairoux. On pourra y apprécier «la diversité des kimonos japonais dans leurs matières (coton, soie, feuille de bananier, ananas...), leurs motifs et leurs procédés de réalisation et d’impression, notamment sur la période 18801920. Il s’agit de montrer le Japon dans sa diversité textile et culturelle à travers la fabrication et l’utilisation de ces textiles : quotidien, bain, cérémonie… L’exposition propose un voyage dans les fibres textiles utilisées dans les textiles japonais, qu’ils soient urbains ou ruraux, du nord (avec les premiers habitants du Japon, les Aïnus) au sud (avec les îles d’Okinawa) en passant par les centres urbains de Tokyo et les kimonos meisen et bingatas. Une attention particulière est réservée aux coopératives de femmes qui continuent dans certaines îles japonaises de perpétuer l’art du tissage des accessoires du kimono notamment le obi (ceinture large et très longue, faite de tissu). Les kimonos sont mis en regard de représentations de paysages et de motifs du quotidien des Japonais qui influencent la réalisation des textiles (échantillons de tissus, paravents, rouleaux, objets en laque, céramiques, livres illustrés et autres objets).»
On peut lire aussi sur le même sujet le beau livre* de Sophie Milenovich, designer textile formée à l'École des Arts appliqués Duperré, qui nous invite en quelque sorte à visiter le kimono de l'intérieur, en démontant ce vêtement en apparence si simple pour en comprendre toute la complexité, et a à examiner de plus près les adaptations européennes, chez Vionnet la couturière, ou Bonnard le peintre, le tout dans un très beau livre, parfaitement illustré.
On peut également coudre soi-même un kimono, soit en s'inspirant des proportions données par Sophie Milenovich dans son livre si on souhaite s'en tenir aux modèles traditionnels, soit en réalisant un vêtement occidental s'inspirant du kimono. À moins que vous ne souhaitiez réaliser un yukata, sorte de kimono d'intérieur, plus simple que le kimono traditionnel.
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