billet du jour
Des femmes au textile
Jusqu'au 18 octobre 2019....

L'exposition à ne pas rater qui met en valeur les femmes de la vallée textile, celles qui ont travaillé pendant des décennies dans l'industrie textile. Il reste d'elles des photos, des souvenirs, notamment le fonds photographique Cordae/La Talvera et les clichés collés dans les albums de famille ou entassées dans des boites à chaussures.
Mais il s'agit aussi du collectif féminin «Ouvrages de Drames» qui exposes ses créations plastiques et textiles. « Notre collectif est une évidence… une évidence de rencontres, de création, de transmission et de liberté. Fil de la lame qui tranche ou fil qui reprise et assemble en douceur nos histoires ; “Ouvrage de Drames” est un concerto aux cordes vibrantes. Fils de nos inspirations multiples qui tissent la toile unique de nos mémoires de femmes. »
Cette exposition a lieu au Musée départemental du textile, à Labastide-Rouairoux. Elle fait partie de la programmation culturelle thématique retenue cette année par le département du Tarn, «Cultur'Elles».
Vos prochains rendez-vous textiles
à Toulouse et dans ses environs...
Éloge du raccommodage...
Superbes monuments de l'orgueil des humains,
Pyramides, tombeaux dont la vaine structure
A témoigné que l'art, par l'adresse des mains
Et l'assidu travail, peut vaincre la nature ;
Vieux palais ruinés, chef-d'œuvre des Romains
Et les derniers efforts de leur architecture,
Colisée, où souvent ces peuples inhumains
De s'entr'assassiner se donnaient tablature ;
Par l'injure des ans vous êtes abolis,
Ou du moins, la plupart, vous êtes démolis ;
Il n'est point de ciment que le temps ne dissoude.
Si vos marbres si durs ont senti son pouvoir,
Dois-je trouver mauvais qu'un méchant pourpoint noir,
Qui m'a duré deux ans, soit percé par le coude.
Ce sonnet est de Paul Scarron, auteur burlesque du XVIIe siècle, époque où l'on reprisait et rapiéçait tant et tant qu'il valait mieux en faire des rimes plutôt que s'en plaindre.
Mais pour combler les accrocs causés par l'usure comme dans le cas du pourpoint de Scarron, par les déchirures, les brûlures et autres avanies, il y a trois techniques possibles.
Repriser : combler le trou avec du fil et une aiguille, avec des points simples ou plus proches de la broderie, même si en général on cherche la consolidation du vêtement plutôt que la décoration.
Rapiécer : ajouter une étoffe qui vient combler le trou, que cette étoffe soit identique à celle du vêtement ou différente. Cette dernière technique est très utile sur les vêtements d'enfants. Il y a même des pièces toutes faites en cuir ou simili que l'on trouve dans toutes les merceries - des «genouillettes» comme me disait naguère un expert de six ans en genoux percés...
Pourquoi ce billet ? parce qu'il pleut, parce qu'une pile de reprises et réparations m'attend et qu'en musardant autour, dans l'espoir que l'ouvrage se fasse tout seul... j'ai trouvé ce bon vieux Scarron dans ma bibliothèque. Maintenant, au boulot !
Initialement publié sur ce blog le 27 février 2017... mais c'est d'actualité en cette Journée de la poésie !
1 repriser - 2 rapiécer - sources inconnues
Mini textiles
12 cm de côté, maximum ! c'est petit. Et pourtant, il y a assez de place pour déployer beaucoup de talent comme le montrent les 67 œuvres rassemblées à Niort qui reçoit en ce moment des œuvres présentées lors de la XIe triennale internationale des mini-textiles d'Angers, en 2017, à laquelle participaient des artistes venus de vingt-deux pays...
Jusqu'au 7 avril 2019
Où : Musée Bernard-d'Agesci - 26, avenue de Limoges - 79000 Niort
Vos prochains rendez-vous textiles
à Toulouse et dans ses environs...

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