billet du jour
Déchets sublimés
Prenez des bouts de lin, de coton et si possible de chanvre, touillez bien - procédez à quelques autres manipulations - et vous obtenez du papier, ainsi que cela se fait
L'exposition «Seconde vie du papier ou le déchet sublimé» - c'est-à-dire la troisième vie du tissu - est à voir - montre comment peuvent être recyclés par des artistes de cartes routières, des emballages en papier, des journeaux, des prospectus publicitaires, bref tous les papiers que nous rencontront tous les jours. «Recyclés» n'est pas le mot le plus adapté, il vaudrait mieux dire métamorphosés, embellis. Par un curieux retournement, les plasticiens, pour leur donner une deuxième vie, utilisent de nombreuses techniques textiles car
Lieu : Moulin du Got (datant du XVe siècle) - 87 Saint-Léonard de Noblat – tel 05 55 57 18 74
Jusqu'au 31 octobre 2015
Encore quelques semaines...
Encore quelques semaines pour aller voir l'exposition «Jean Paul Gaultier» au Grand Palais, à Paris. Sinon, il reste la possibilité de regarder le DVD qui accompagne l'exposition et qui permet de voir le couturier au travail, de la matière à la forme, du dessin au vêtement, jouer avec les trompe-l'œil, les silhouettes, inventer ou réinventer des formes qui sont devenues des «classiques» sous ses doigts. Du talent, rien que du talent et fort bien filmé.
Exposition à voir jusqu'au 3 août 2015.
Le DVD : Jean Paul Gaultier travaille - par Loïc Prigent - Diffusé par RMN-GP/Arte, 2015 - durée 52 min + bonus de 30 min.
Retour du chariot

Depuis plus de deux décennies, on ne trouvait de machine à tricoter que d'occasion, des modèles antiques des années 60 et 70, souvent avec des pièces manquantes ou tordues, plus ou moins empoussiérées et rouillées, et qui refaisaient surface à l'occasion d'un vide-grenier ou sur les sites de vente d'occasion, comme ebay.
Les fabricants avaient renoncer à fabriquer des machines à tricoter à usage domestique, car à usage industriel, cela existe plus que jamais pour produire tous les articles en maille de notre quotidien. Et donc, on ne trouvait plus de machine à tricoter neuve.
Et puis voilà que dans le catalogue que m'envoie obstinément Bergère de France, il y a deux modèles de machines à tricoter, la «Silver Reed LK150» et la «Silver Reed double fonture à cartes perforées pour les expertes». Tout ça «mécanique, robuste, en acier avec chariot monté sur galets pour une grande souplesse d'utilisation». Espérons qu'avec tout ce beau vocabulaire elles fassent moins de bruit que les machines des sixties qui transformait l'activité paisible et silencieuse du tricot en activité industrielle bruyante très proche du concassage des cailloux ou du trafic d'une gare de triage en heure de pointe.
N'étant pas moi-même experte en tricot à la machine (j'en ai fait juste un peu, il y a presque 40 ans... ), je ne saurai rien vous conseiller sur la question. Il me semble toutefois qu'il faut être sûre d'avoir à beaucoup tricoter pour que cela vaille le coup d'investir dans un tel achat. En effet, on amortit plus facilement une machine à coudre qui sert pour toutes sortes d'usages (réalisation et réparation, vêtement et ameublement), mais peut-être suis-je partiale ? Sans compter qu'un apprentissage est nécessaire et que l'objet est encombrant, difficilement compatible en tout cas avec une utilisation dans le train ou en vacances.
Si vous désirez approfondir le sujet, il y a l'excellent billet qui porte sur les critères de choix d'une machine à tricoter publié par «In the loop : le webzine des arts de la laine» qui, bien qu'ayant définitivement fermé l'an passé nous fait l'amitié de rester accessible en ligne. Il y a aussi le site «Passion Tricot», site certes plus désuet mais qui semble être tout à fait fiable sur le plan technique.
Enfin, à Toulouse, LA personne ressource à consulter pour tout ce qui concerne le tricot à la machine est Sylvie Claire qui tient boutique et organise des cours et des ateliers. Chez elle, on peut travailler sur plusieurs machines, une Singer, bonne basique familiale, une Brother pour les grosses laines, les laines fantaisies, et enfin une Passap électronique qui permet de faire toutes sortes de points. Même si ces machines ne sont plus proposées par leurs fabricants respectifs, et ne sont donc pas des modèles dernier cri, ce n'est pas très gênant car les principes de fonctionnement des machines à tricoter sont remarquablement stables depuis leur invention, en 1561 par le pasteur William Lee.
En tout cas, travailler dans l'atelier de Sylvie Claire, que ce soit pour apprendre ou pour utiliser une machine occasionnellement - en attendant de prendre une décision d'achat - permet de se faire la main et de bénéficier en plus de la compétence de Sylvie.
ill. Source : Bergère de France
Laine champêtre
Du mouton au pull, Cuzals est le lieu où aller ce weekend pour tout savoir sur la laine. Il y aura plus de 60 exposants représantants à eux tous toute la filière laine de la matière brute encore sur le dos des moutons au produit fini.
Les organisatrices ont concocté un très beau programme, encore plus étoffé cette année, pour la troisième édition de cette manifestation qui commence à compter dans le calendrier textile de France et de Navarre.
Pour y aller : suivez le lien lotetlaine.blogspot.fr/

