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Tata-Georgette

billet du jour

Tisser la couleur

8 Septembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Art textile, #Billet du jour

Tisser la couleur

La tapisserie est décidément un art régional comme le montre la très belle exposition du Musée de Lodève qui regroupe une sélection de tapisseries des années 60-70, sorties des collections du Mobilier national. Elles ont été dessinées par Calder, Delaunay, Miró, Le Corbusier, etc.

Cette période a vu en effet un renouveau dans l'histoire des manufactures des Gobelins et Beauvais, avec l'arrivée d'André Malraux au Ministère de la Culture, qu'il a d'ailleurs créé. Pour la première fois depuis longtemps, on a fait appel à des artistes contemporains pour créer de nouveaux cartons avec les lissiers des manufactures.

Lodève joue aussi un rôle déterminant dans l'art de la tapisserie puisqu'on y trouve une antenne de tapis de la Savonnerie implantée dans cette petite ville de 7 500 habitants dans le cours des années 60.

Même si cette exposition a lieu hors les murs du musée en raison des travaux de rénovation du musée. Cela ne nuit en rien à la présentation des œuvres retenues car le lieu retenu est le cloître de la cathédrale Saint-Fulcran et le cellier des évêques, grande salle voutée médiévale.

Jusqu'au 1er novembre 2015 Lieu : boulevard Gambetta - Lodève, dans l'Hérault Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h.

Vos prochains rendez-vous textiles
à Toulouse et dans la région...

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Lanvin, 125 ans de créations cousues main

7 Septembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Explorations textiles, #Billet du jour

La grande rétrospective consacrée à la couturière Jeanne Lanvin (1867-1946) a fermé ses portes, fin août à Paris. Cette remarquable exposition du Palais Galliera retrace la carrière de la créatrice de la plus ancienne maison de haute-couture française encore en activité avec plus d'une centaine de modèles de la créatrice sortis des fonds du Palais Galliera et de la maison Lanvin. Jeanne Lanvin avait en effet créé son premier atelier en 1885. C'est aujourd'hui Alber Elbaz qui a pris la relève à la direction de cette doyenne.

Si vous n'avez pas pu aller à Paris voir cette très belle exposition, il vous reste la possibilité d'en voir beaucoup d'images, de découvrir la biographie de Jeanne Lanvin. Et pour finir de feuilleter et lire le catalogue d'exposition. Et aussi bien sûr d'apprécier la collection 2015-2016...

Jeanne Lanvin (1867-1946) - Editions Paris Musées, 2015 - 336 pages - 45€

Lanvin, 125 ans de créations cousues main
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Rentrée des classes

2 Septembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Atelier, #Billet du jour

C'est la rentrée des classes, de la maternelle au lycée. À vos aiguilles pour coudre des jolies trousses à crayons, des cartables, des tabliers, des sacs de sport. C'est facile à faire. La seule difficulté, c'est de coudre les zips et les autres fermetures, les bretelles. Le choix des matériaux est très vaste, du simple tissu au plastique, en n'oubliant pas le cuir. Bonne couture !

À signaler que les ateliers de Tata Georgette reprennent aussi cette semaine. Il y a en particulier deux plages horaires qui peuvent convenir à des ado qui souhaitent se mettre à la couture et aux travaux d'aiguilles, le mercredi après-midi et le samedi matin (voir la page agenda).

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Trente-deux francs pour habiller une petite mendiante !...

28 Août 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Citations textiles, #Billet du jour

«À la fin du bain, l’enfant en avait assez et témoigna une vive satisfaction quand ses quatre protectrices la firent sortir de la baignoire ; elles la frottèrent, pour l’essuyer, jusqu’à lui faire rougir la peau, et ce ne fut qu’après l’avoir séchée comme un jambon, qu’elles lui mirent une chemise, un jupon et une robe de Thérèse. Tout cela allait assez bien, parce que Thérèse portait ses robes très courtes, comme le font toutes les petites filles élégantes, et que la petite mendiante devait avoir ses jupons tombant sur les chevilles : la taille était bien un peu longue, mais on n’y regarda pas de si près ; tout le monde était content.»

Puis plus loin :

« MADELEINE. – Nous venons acheter de quoi habiller cette petite fille, madame Juivet.

MADAME JUIVET. – Volontiers, mesdemoiselles. Vous faut-il une robe, ou une jupe, ou du linge ?

CAMILLE. – Il nous faut tout, madame Juivet ; donnez-moi de quoi lui faire trois chemises un jupon, une robe, un tablier, un fichu, deux bonnets.»

Puis pour finir cet épisode d’habillage d’une petite mendiante :

«Trente-deux francs pour habiller une petite mendiante !... Madame Juivet, ajouta-t-elle [la grand-mère des petites filles] d’un ton sévère, vous avez abusé de l’ignorance de mes petites-filles ; vous savez très bien que les étoffes que vous apportez sont beaucoup trop belles et trop chères pour habiller une enfant pauvre ; remportez tout cela, et sachez qu’à l’avenir aucun de nous n’achètera rien chez vous.»

Au cas où cela vous aurait échappé, la comtesse de Ségur a des idées très précises sur la façon dont doit être habillée une petite mendiante à laquelle on fait l’aumône ainsi qu'en témoignent ces extraits des «Mémoires d'un âne». D'une manière générale, ses textes, outre des recommandations morales de cet ordre, sont très précis sur la garde-robe enfantine du XIXe siécle.

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