billet du jour
Commerces de tissu au XVIIe siècle
Toutes les couturières toulousaines pestent contre la rareté des commerces de tissu, aujourd'hui, en tout cas de commerces spécialisés, uniquement dédiés au tissu. Même si, en fait, on trouve finalement beaucoup de points de vente de tissu.
La semaine dernière, au Musée Paul-Dupuy, Véronique Castagné a donné une conférence très intéressante consacrée au commerce du textile, à Toulouse, au XVIIe.
Elle s'est intéressée aux différentes formes de vente, des formes utilisées par les professionnels, en boutique, en colportage, en blanque (la marchandise mise en vente est expertisée et doit être autorisée par les Capitouls), mais aussi par des particuliers à l'occasion de circonstances de la vie (faillite, succession) en loterie, aux enchères (volontaire ou sur saisie), de gré à gré, en gage d'un prêt...
Elle nous a aussi présenté les vendeurs et acheteurs de textiles ; en particulier les marchands professionnels qui souvent s'enrichissaient sur une ou deux générations, au point de pouvoir prétendre à devenir Capitoul - le nec plus ultra des notables toulousains de l'époque.
Pour finir, la conférencière a fait un tour d'horizon sur la nature des articles mis à la vente, car là aussi, il y a des spécificités de cette époque. D'abord selon leur matière première, le coton, l'ortie, le lin et le chanvre, la laine, la soie, soit une gamme très étendue allant du plus ordinaire au plus prestigieux. Et les différents modes de tissage, de la toile ordinaire au velours, aux mousselines. À cette époque aussi, les denrées exotiques commencent à devenir courantes, comme les tapis turcs, que l'on ne posait pas au sol comme en Orient, mais qui recouvraient des tables, des coffret.
Outre le commerce de neuf, le textile s'échangeait en seconde main ou en occasion, soit entre particuliers, soit par l'entremise de professionnels (chiffonniers, fripiers). Véronique Castagné a aussi abordé les domaines annexes au textile comme les boutons, les broderies, les dentelles, qui faisaient l'objet d'un commerce très florissant car on ornait beaucoup les vêtements, mais sans trop avoir le temps de s'y attarder... cela fera peut-être l'objet d'une prochaine conférence ?
Bref, un contenu très riche, comme chaque conférence donnée par Véronique Castagné, conférencière à suivre pour qui apprécie l'histoire du textile.
Pipi sur le tapis ?
Aïe ! jolie minette a fait pipi sur le tapis ! voilà une odeur bien persistante dans la maison.
Pour s’en débarrasser, mélangez 2 cuillères à soupe d’eau oxygénée, 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude, 2 cuillères à soupe de liquide vaisselle (écologique, bien sûr) avec 50cl d’eau tiède. Versez le mélange dans un vaporisateur et aspergez la scène du crime pour bien l'humecter. Il est préférable de tester le mélange, au préalable, sur une partie non visible du tapis.
Au bout de 10 minutes, rincez abondamment à l’eau claire et épongez. Pour compléter le traitement, on peut vaporiser ensuite un mélange de vinaigre blanc, d’eau et de quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée ; les chats n’appréciant pas l'odeur de la menthe poivrée, cela met un terme aux velléités de récidive.
Mais, il faut se souvenir que les chats utilisent ce moyen pour nous signifier un mécontentement, donc, n’oubliez pas la séance d’introspection psy... pour découvrir ce qui a pu irriter votre compagnon à quatre pattes.
Festival de Cannes
Les vêtements portés par les actrices de cinémas marquent parfois leur époque, soit en révélant une mode déjà dans l'air, soit en la créant de toute pièce. On se souvient, entre autres, de Grâce Kelly, d’Audrey Hepburn, de Brigitte Bardot dont les tenues ont inspiré de nombreuses couturières cinéphiles.
C’est le propos du livre «S'habiller comme au cinéma : tenues mythiques du cinéma français à réaliser soi-même» par Colette Tabeling, Jean Serroy (édité par La Martinière) qui présente une sélection de tenues portées dans 12 films qui ont fait date comme le Le Quai des brumes, À bout de souffle, La Baie des Anges, Les Demoiselles de Rochefort,... l’Été meurtrier, etc. Donc des modèles «vintage» certes, mais qui sont encore présent dans nos souvenirs cinématographiques.
Ce livre (avec sa pochette de patrons) est disponible à la Bibliothèque municipale de Toulouse qui a développé depuis quelques temps déjà un rayon de livres avec patrons. Comme je m’inquiétais auprès des bibliothécaires de la pérennité de ces patrons, elles me disaient que ces pochettes revenaient ordinairement complètes et en bon état après chaque emprunt. Les emprunteuses s’en servent - cela se voit au pliage qui n'est pas toujours refait à l'identique, mais il n'y a pas de dégradation (découpe, déchirure, crayonnage, etc.) ; en clair, chacune en prend soin et c'est très bien ainsi. Et les personnes qui ne savent pas coudre ne s’intéressent pas à ce genre de livre, et ça c'est bien dommage de délaisser ce beau loisir qu'est la couture.
Porter le chapeau
Entre 1950 et 2013 Jacques Pinturier, modiste parisien, a réinventé le chapeau en en faisant une véritable sculpture. On lui doit notamment les voilettes en demi-lune qui firent fureur au mitan des années 50. Il a travaillé pour les plus grands de la mode, comme Nina Ricci à partir de 1964. puis Jean-Louis Scherrer, Molyneux, Dior, Balenciaga ou Schiaparelli.
Pour lui, pas de tête qui ne serait pas une tête à chapeau, il suffit de créer le chapeau qui révèle le visage qui est toujours sous ses doigts un chapeau léger, confortable, et souvent dans des formes abstraites et des matériaux originaux comme le rhodoïd, la toile de métal. En tout 80 pièces à admirer, faisant partie de sa collection personnelle qu’il avait confiée à l’Atelier-Musée du Chapeau.
Du 25 avril au 4 octobre 2015
Et pour en savoir plus sur les chapeaux, le magnifique ouvrage d’Éliane Bolomier, conservatrice du Musée du Chapeau (Chapeaux, mode et savoir-faire – Éditions De Borée, 2014 – 36€) qui comporte de très intéressants chapitres consacrés aux métiers complices des modistes, comme les formiers, les doreurs, les plumassiers, les fleuristes, les feutriers.
