Loin d'ici, à Panama
Lorsqu'un ethnologue découvre, en 1975 à Panama, « des tissus » réalisés puis portés par des femmes anonymes, qui n'ont aucune formation artistique, il découvre une sorte de mine d'or qu'il a exposée à plusieurs reprises (Musée de l'Homme à Paris, Clermont-Ferrand en 2000, pour montrer plus de 400 pièces uniques et poétiques. Bizarrement, avant lui, la société kuna avait été auparavant très étudiée, observée par des ethnologues de tous poils, mais pas cette production des femmes. Bizarre, non ?
«C'est étonnant. Quels que soient l'âge, le moment de leur vie ou de la journée, elles sont là, elles cousent. [...] Presque toutes les femmes en façonnent, poursuit Michel Perrin, on voit des molas sur leurs genoux, en cours de fabrication, froissées et criardes. Elles en coupent, elles en dessinent devant leur habitation, dans la rue ou à l'intérieur, la nuit. Ou alors les molas sèchent sur des fils au-dessus des maisons, à l'envers pour les protéger du soleil. Dans les grandes huttes familiales, des multitudes de corsages pendent près du plafond.» Bien plus qu'une passion, on dirait comme un mode de vie, une façon de coudre les moments. «Les femmes conservent leurs molas les plus précieuses dans des coffres dont elles portent la clé autour du cou. Des jalons de leur vie. Souvent, elles en accumulent de très anciennes dans des cases ou des seaux, c'est leur musée, hérité de leur mère ou de leur grand-mère.»
Le livre de Michel Perrin dit tout sur les molas...
Perrin Michel - Tableaux kuna, les molas, un art d'Amérique - Arthaud, 1999
Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse et dans ses environs...
Guêpes : le retour
Déjeuner sur la terrasse... oui mais les guêpes ? elles vont aussi apprécier le melon et le dessert. Ordinairement, dans la nature, elles utilisent de la fibre de bois pour construire le nid pour leurs larves (donc de la fibre de cellulose), mais voilà un artiste, Mattia Menchetti, qui détourne ce talent bâtisseur de ces guêpes : il leur fournit du papier de différentes couleurs, pour qu'elles le malaxent en une sorte de feutre destiné à protéger leur progéniture. La structure est libérée quand les jeunes guêpes s'en vont voler de leurs propres ailes.
C'est de l'insect-art - ou une façon originale d'offrir un abri aux guêpes (qui disparaissent tout autant que les abeilles) ! donc pensez-y avant d'utiliser insecticide ou toute autre forme d'élimination de ces insectes butineurs si utiles.
Bible
Bien qu'édité en 2010, on trouve toujours «La Bible de la couture mode» de Lorna Knight dans les librairies toulousaines. Il faut dire qu'en 256 pages, cet ouvrage de petit format (15 x 21 cm, ce qui est bien pratique sur une table de travail), illustré de dessins très clairs, guide l'apprentissage grâce un pas-à-pas très détaillé, pour les techniques de base de la couture, de l'ourlet aux smocks. Utile autant aux débutantes lorsqu'après une séance d'atelier, elles se retrouvent seules devant leur boite à couture, qu'aux plus confirmées pour vérifier quelques détails. Édité par le Temps apprivoisé - 21€ en librairie.
Chapeaux
Pour beaucoup, le port du chapeau est limité au grand soleil ou pour aller à un mariage. Sans parler des personnes qui soutiennent mordicus qu'elles n'ont pas une tête à chapeau. Diraient-elles qu'elles n'ont pas des pieds à chaussures ? Bref, pour trouver chapeaux à sa tête, pour tous les temps et toutes les circonstances, il est plus que grand temps d'aller faire un tour à Caussade pour y découvrir ce que proposent les nombreux exposants venus parfois de très loin.
26e édition des Estivales du chapeau
Où : 82100 Caussade (où trois entreprises de chapellerie emploient encore 120 personnes).



