billet du jour
Le vêtement dans l'art contemporain
«La greffe du tutu de tulle et du ruban de satin rose sur le corps en bronze de La Petite Danseuse de 14 ans de Degas avait introduit dès 1881 l’hétérogène dans l’œuvre d’art. Avant Degas, Donatello au XVe siècle avait laissé l’empreinte d’un fichu de tissu sur la sculpture en bronze de Judith tuant Holopherne. Depuis ce passé de l’histoire de l’art, les œuvres contemporaines se sont emparées du vêtement sous toutes ses formes, intégral ou tronqué, usagé ou recyclé, tissu ou résille métallique. [...]»
Partant de ce constat, Geneviève Besse-Houdent, historienne de l'art, enseignante au Celsa Paris-IV Sorbonne, lors de sa prochaine conférence explorera la place que tient le vêtement dans l'art contemporain. Ce qui est une facette de l'entrée du matériau textile dans l'art contemporain (art avec un grand «A»), matériau longtemps relégué du côté des arts appliqués par lequel et sur lequel il s'agissait surtout de montrer un savoir-faire. L'art textile, quittant peu à peu la fonction de gentille occupation pour dames, acquiert ainsi des lettres de noblesse par l'entremise de nombreux artistes. Peut-être que ce combat millénaire art/arts appliqués s'achève ?
Quand : le mardi 10 juillet, à 18h30
Où : Galerie Wam - 165, rue de la Barre - 46000 Cahors
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Vieux collants
Que faire avec de vieux collants ? on peut les utiliser comme sacs et contenants divers, comme auxiliaires de ménage, et même se lancer dans la fabrication de tawashi. Les possibilités sont très nombreuses avec cette fibre extensible, solide quoique très fine et souvent colorée.
L'exposition «RENOUWELLMENT» retrace la rencontre entre des artistes et des ouvriers de l'usine de production de collants Well à la filature du Mazel. À partir d'un matériau récupéré sur le lieu même de sa production, cônes de fils et rebuts de fabrication, Jeanne Bourrat et eDline, deux plasticiennes ont réalisé deux œuvres monumentales, accompagnées des portraits des ouvriers «collantistes»
À voir jusqu'au 8 septembre
Où : Usine Well - site de Bagatelle - 30120 Le Vigan
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Fin d'une belle histoire
Bobines & Fanfreluches, la mercerie de la place Olivier, à Saint-Cyprien, ferme ces jours-ci. C'est vraiment la mercerie du quartier qui s'en va avec elle puisque cette boutique était une mercerie depuis 1842, passant de mercière en mercière depuis cette date.
La dernière mercière, Sandra avait repris la mercerie le 30 juin 2003, lui donnant un caractère nouveau : elle choisissait des créateurs toulousains qui y vendaient des bijoux, des accessoires textiles, mais elle avait maintenu le cœur d'activité de la boutique avec toutes les fournitures mercerie, du tissu, des rubans, des boutons et tous les articles nécessaires pour coudre, broder. Elle avait également intégré la laine à tricoter avec les laines Grignasco, les Laines du Nord. Et toujours un accueil souriant, des conseils prodigués sans compter.
Le quartier va perdre une très belle vitrine toujours mise en scène avec soin et recherche, renouvelée très fréquemment. Et Tata Georgette perd un lieu pour ses ateliers où l'accueil a toujours été chaleureux, souriant, agréable. Il a fait bon s'y réunir toutes ces dernières années autour de la petite table du fond : ce sont plusieurs dizaines de personnes qui ont appris à tricoter, crocheter, broder à cet endroit.
Au revoir Sandra, au revoir Louis qui lui donnait un coup de main et tant pis pour ceux qui ne sont jamais entrés dans cette petite caverne d'Alibaba ! même s'il reste d'autres merceries à Toulouse et dans les environs. Pour B&F, c'est ouvert jusqu'à la fin de la semaine, après, ce sera fini, car Sandra s'en va sous d'autres cieux.
Mode & Costumes
Cela manquait vraiment : une revue consacrée à l'histoire de la mode, au costume de scène et de cinéma. Ne cherchez plus, c'est fait avec Mode & Costumes, revue trimestrielle bilingue destinée à tous les passionnés, les amateurs de couture et autres cosplayeurs, vendue en kiosque et sur abonnement et dont le numéro 3 vient de paraitre. (En clair, je ne vous ai pas annoncé dans les temps les deux premiers numéros... erreur fatale !)
«Il était essentiel de mettre en exergue les rouages de chacune des étapes qui ponctuent la vie d’un costume : création, conception, étapes de fabrication, interprétation, monstration, conservation, restauration, recherche, analyse historique… et ainsi, rendre compte des actions qui s’établissent dans le droit-fil des spécificités relatives à chaque métier, comme à titre d’exemple l’importance d’un essayage organisé par le costumier pour le comédien et le réalisateur, la volonté de cohérence entre l’esthétique d’un décor et celui des costumes, ou la mise en parallèle entre une peinture et la recontextualisation dans une époque.» cf. Caroline Plaud, rédactrice en chef de cette belle revue.
Et bonheur suprême, ce numéro 3 est consacré à Game of Thrones et à sa costumière Michele Clapton, ainsi qu'à la fabuleuse brodeuse Michele Carragher... dont les costumes sont exposés en ce moment et jusqu'au 2 septembre 2018 à la Porte de Versailles, à Paris. Sommer is coming !
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