Couture en prime time !
Cousu main c'est fini... cette émission-concours a été bien agréable à regarder. Tout d’abord, le jury a constamment essayé de mettre en valeur les qualités des candidats en lice, ce qui était plutôt rassurant quand certains affrontaient pour la première fois le montage d’un zip invisible ou d’un tissu élastique... Sous la conduite enjouée de Cristina Cordula, le ton était bon enfant. Et les candidats ont tous démontré à leur façon que coudre, ce n’est pas sorcier, si on possède quelques bases. De plus, l’émission se voulait légèrement pédagogique mais sans lourdeur inutile : si ce n’est pas en se contentant de regarder «Cousu main» qu’on a appris à coudre, c’était toutefois une bonne occasion de compléter sa culture textile, d'autant que le jury n'a jamais lâché le côté technique. Dans les ateliers, les merceries, chacune a eu sa ou son candidat préféré.
Mais, à mon avis, le plus important, dans cette émission, était de faire sortir un loisir presque exclusivement féminin de la stricte sphère privée, solitaire, souvent pratiqué à la sauvette sur un coin de table dans le salon ou la chambre à coucher, comme beaucoup d’activités féminines qui sont reléguées hors du champ public, sous le prétexte que «cela n’intéresse personne», alors que si on compte bien, il y a probablement plus de pratiquantes de travaux d’aiguilles que de pratiquants de foot... Bref la couture est sortie de la clandestinité, mais de là à espérer sortir du créneau 18h30... et arriver au 20h50, mazette ! arriver à l'heure du foot !
La question que je me pose maintenant : s'agissait-il d'une expérience momentanée ou bien retrouverons-nous une prochaine édition de cette belle émission ?
En tout cas, pratiquer les travaux d’aiguilles en groupe dans un lieu public, c’est ce que vous propose Tata Georgette depuis un certain temps déjà, pour lutter contre la relégation à domicile.
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La relève arrive !
L'accueil réservé aux exposants par les organisateurs est toujours très sympathique : un petit déjeuner nous attendait avec thé ou café et viennoiserie. Faut dire qu'il faisait un peu frisquette dans le matin blême au fond de la montagne.
Nous n'avons pas eu les badauds du dimanche : il faisait beau, c'était la deuxième édition et puis la couture, «c'est quand même un peu spécial» comme me l'a dit un visiteur. Donc, en chiffre global, moins de monde, mais des visiteuses très déterminées et avisées. Avec grand sac au bras, porte-monnaie et échantillons à assortir en main. Ce qui fait qu'au total, le business fut fructueux.
Entre autres visiteuses, on a vu passer des costumières qui recherchent infatigablement de quoi préparer les costumes pour les nombreux spectacles historiques de la région. Et des jeunes filles, parfois très jeunes, qui se mettent à la couture, au tricot, au crochet. Parfois sous les yeux ahuris d'une mère qui se demande bien pourquoi leur fille a envie d'apprendre à manipuler les aiguilles, le fil, les tissus... ma plus jeune acheteuse avait à peine dix ans, cherchait un tissu précis, et m'a fait voir le sac qu'elle avait cousu elle-même. Bravo ! la relève est assurée !
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Comment y aller ?
Saurat ? c'est où ? Pour y aller, c'est simple, vous prenez la direction du sud en partant de Toulouse, puis vous suivez les panneaux «Puces des couturières».
Sinon vous allez jusqu'à Foix, puis direction Tarascon-sur-Ariège, puis direction col de Port, Saurat. Vous passerez facilement à Bédéilhac, pour le moment... Tout au long de votre trajet entre Tarascon et Saurat, vous découvrirez que l'actualité y est mouvementée.
Puis en arrivant à Saurat, la Maïsou d'Amount est à l'entrée du village. Parking : selon le principe du «premier arrivé, premier servi». Mais il y a de la place.
Le village étant situé à 700 m d'altitude, il est possible qu'on ait le nez dans les nuages, avec la météo qui est annoncée pour le weekend. Raison de plus pour venir se tenir au sec aux «Puces des couturières».
Si vous décidez de passer la journée en Ariège, dans le village, on trouve un épicier très bien fourni en produits locaux proposant tout ce qu'il faut pour faire un pique-nique avec le bon pain du boulanger, un café-restaurant, une pizzeria ; dans les environs, une auberge à Bédeilhac, une autre au Col de Port, un restaurant à Surba, etc.
À visiter aussi dans les environs : le château de Foix, par exemple.
Donc à dimanche !
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Tendances créatives
Dans votre agenda : du jeudi 9 au dimanche 12 octobre Salon toulousain «Tendances créatives » Lieu : Parc des Expositions - Hall 6
Où on trouve cette année beaucoup de perles, et de techniques autres que textiles (scrapbooking, papier, cartonnage, peinture, etc.), du tissu, mais uniquement pour patch. Quand aurons-nous à Toulouse un grand marché du tissu comme dans le nord et l'est de la France ?
Si des exposants viennent de toute la France, les «régionaux» sont très présents à «Tendances créatives», venus de la Haute-Garonne et des départements limitrophes, c'est un bon endroit pour faire une sorte d'inventaire des ressources locales, qu'il s'agisse de fournisseurs, de clubs et d'associations.
J'ai craqué pour des fermoirs flexibles pour sacs de Pom'Cannelle et Patchichi qui permettent de fermer un sac très simplement avec un système métallique alternant tiges fixes et tiges flexibles. Et admiré la magnifique exposition de France Patchwork qui a invité un club japonais afin montrer le travail des membres de ce club à base de dentelle de Calais. C'est tout simplement poétique. Tout comme «Les Filentr'elles», à mi-chemin de la dentelle et de la broderie.
Et craqué aussi sur les stands des librairies, Bodoni, Éditions de Saxe et la librairie japonaise Junkudo qui propose des livres tout en japonais, mais avec toujours des modèles très raffinés et des dessins explicatifs très clairs.
Et la lancinante question que je me pose chaque année : pourquoi les organisateurs de ce salon jugent-ils nécessaire de faire poser la jeune femme de l'affiche dans une pose ridicule, avec un sourire sereinement niais et des mains qui tiennent les aiguilles à tricoter comme jamais personne pour tricoter... d'autant qu'il y avait assez peu d'exposants qui proposaient de la laine.
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