billet du jour
Nouvelle année, nouveau départ !
Bonne année 2016 à tous et à toutes. Santé, bonheur, sagesse, et un brin de folie à partager avec ceux que vous aimez !
L’année s’annonce bien remplie pour beaucoup d’entre-nous. Mais il y a aussi qui nous quittent pour mener leur barque sur d'autres rivages.
Clélia ferme son beau palais des glaces, le Cooky Woogy. Elle nous avait annoncé une hibernation définitive. Croisons les doigts, car c'était vraiment le paradis des gourmands, son salon de thé-glacier-gâteaux-rock-and-roll. En tout cas, j'y ai apprécié un accueil chaleureux, un service impeccable. Je croise les doigts pour qu'elle change d'avis et continue à faire le bonheur des Toulousains.
Le magasin Gala de Carcassonne ferme, comme son responsable nous l'avait annoncé récemment, pour départ à la retraite. En fait, si le magasin ferme, la vente continue sur internet, vous pouvez donc les retrouver ici à partir d'aujourd'hui, lundi 4 janvier. Donc, ici non plus, tout n'est pas perdu.
Il y a aussi ceux qui ont travaillé dur en 2015 pour nous préparer une belle année 2016, comme le Musée départemental du textile de Labastide-Rouairoux qui nous a concocté une année consacrée au Japon. On en saura plus sous peu. Cousu main a entamé sa deuxième saison samedi dernier, le 2 janvier et qui va nous aider à passer l'hiver au chaud avec douze candidats très motivés pour affronter les épreuves techniques et artistiques de cette compétition qui est notre foot à nous, amatrices d'aiguilles et de beaux ouvrages.
Il y a aussi de beaux échantillons de tricot ajouré que j'ai tricotés pendant ces vacances de fin d'année pour vous, pour élargir votre savoir-faire, tout au long de l'année dans un des ateliers de Tata Georgette, au moment et à l'endroit qui vous conviendra. Surveillez l'agenda car il y aura aussi des sorties textiles et de nombreux événements textiles toulousains et régionaux.
Mohair d'hiver
Quelque part en Ariège, vit un troupeau de chèvres angora. Menées par deux jeunes éleveurs passionnés, Loïc et Pauline, ces chèvres fournissent une toison remarquable, le mohair.
Cette fibre douce, très isolante et extrêmement légère est ensuite traitée, c'est-à-dire triée, nettoyée, filée, teinte, conditionnée, transformée, par une coopérative d'éleveurs français. La filière «mohair» représente à peine 1% de la production mondiale de fibres naturelles, et en France, encore moins. Il faut dire que cette race de chèvre, très ancienne a pendant longtemps été confinée sur les rudes plateaux anatoliens où elle s'était très bien adaptée au climat impitoyable de cette contrée. Elle n'est arrivée en Europe occidentale qu'au cours des années 1980. Est-ce que le climat des contreforts pyrénéens est aussi mordant ? Toujours est-il que la laine fournie par ces chèvres espiègles est d'excellente qualité.
J'avais assisté cet été à la tonte qui a lieu deux fois par an, en août puis ensuite en février. Autant dire que maintenant, courant décembre, les chèvres ont retrouvé une belle épaisseur de toison. Je ne sais pas pourquoi j'ai tant attendu pour publier ce billet, peut-être ai-je attendu le froid qui ne vient pas car l'hiver est à peine automnal. Mais enfin, ce matin, m'est venu une subite envie de douceur. Pour voir les beaux lainages proposées par la Ferme du mohair, il faut aller sur place où on trouve un très beau choix de pelotes de laines à tricoter et aussi de produits finis en maille (pulls, chaussettes, bonnets, écharpes et tricots divers) ou tissés comme de très belles étoles, des châles. Tout cela si douillet. On peut aussi se procurer ces articles dans une belle boutique en ligne.
Pour les amatrices de tricot main, il est préférable de tricoter avec des aiguilles assez épaisses pour que la fibre garde tout son gonflant. Le mohair se prête très bien à toutes sortes de mailles fantaisies, dont celles très aériennes de la dentelle Shetland, telle qu'elle est fort bien expliquée dans le livre d'Élisabeth Lovick «La Magie de la dentelle Shetland au tricot» publié par les Éditions de Saxe.
Pour y aller : c'est en Ariège, à Camarade. Lieu dit «Ferme du moulis». On peut y passer une belle journée et en profiter pour faire une belle excursion car la ferme est proche du Mas d'Azil.
ill. En cours de tonte, après la tonte, couverture de la Magie de la dentelle Shetland
Pétitionons !
Il n'y a pas que les bombes qui détruisent des œuvres d'art, comme à Palmyre. Il a aussi la négligence, l'incurie, les conflits d'intérêts et d'autres petites choses mesquines qui risquent de provoquer la disparition du Musée des Tissus de Lyon qui est juste le plus grand musée au monde consacrée uniquement au textile.
Depuis un certain temps, la CCI de Lyon, propriétaire du musée, la Ville de Lyon, le Ministère de la Culture et quelques autres partenaires se renvoient la balle pour décider du sort du Musée des tissus.
Ce musée fondé en 1856, connu dans le monde entier, représente le patrimoine textile de la France avec plus de deux millions et demi de pièces venues du monde entier ; il retrace 4 500 ans d'histoire du textile, tant technique qu'artistique. Il abrite également une bibliothèque, un centre d'étude du textile ancien, des ateliers de restauration et d'expertise. Enfin, parmi ses missions, il reçoit de nombreux industriels, designers, artistes du domaine textile pour lesquels il constitue une source inégalée d'inspiration et de recherche. Sans compter que c'est un plaisir fantastique de le visiter chaque fois qu'on va à Lyon.
Donc, je vous invite à signer la pétition envoyée à Madame Pellerin, Ministre de la Culture pour protester contre cet abandon.
Ill. Blaireau au clair de lune, broderie 1896 Japon, tout simplement merveilleux.
Timbre textile
On n'envoie plus beaucoup de lettres par la poste. Mais enfin, si cela vous arrive en cette période de fin d'année où on aime bien envoyer et recevoir de jolies cartes de vœux, autant coller un beau timbre sur l'enveloppe.
Voici un timbre consacré à un art textile, ce qui est plutôt rare. Il a été édité début novembre par La Poste à l'occasion du 350e anniversaire de la création de la Manufacture Royale de tapisseries d'Aubusson par Colbert.
Pour l'illustrer, deux tapisseries ont été choisies, la première tissée au XVIIe siècle «Le Sacrifice d'Abraham» d'après un carton d'Isaac Moillon ; la deuxième œuvre est récente puisqu'il s'agit de la «Peau de Licorne» de Nicolas Buffe, tissée en 2010 afin de souligner la continuité de cette grande tradition tapissière.
Attention, il s'agissait d'un tirage limité à 400 000 exemplaires, mais peut-être en reste-t-il encore dans votre bureau de poste préféré.
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