billet du jour
Videz leur armoire !
Les Aiguilleuses vous invitent désormais à vider leur armoire (une seulement ?) de coupons, de restes des tissus. Plein de coupons de toutes tailles et de toutes sortes de textiles : lainages de costumes d'homme, doublures imprimées, velours imprimés ou côtelé, ameublement et coton vintage...
Lieu : leur boutique au 77, rue de la Colombette -
Plan social
Dans les automobiles, il y a aussi du textile, et l'Ariège est leader sur ce créneau. En dépit de cette position forte, cela va mal pour la dernière entreprise textile du Pays d'Olmes et les salariés de Johnson Controls qui voient se dessiner un «plan social», en clair le licenciement de 55 d'entre-eux. Pour plus de précisions : lire ici et aussi ici.
Bientôt, pour trouver des housses de sièges d'automobiles fabriquées en France, il faudra les coudre soi-même ; il existe aussi des patrons pour cela, mais attention, il y a plusieurs centaines de modèles de sièges différents.
Le fil dans l'art contemporain
Récemment, Geneviève Furnemont présentait le travail textile d'artistes contemporains, au Centre Saint-Cyprien. Plan chronologique, sans surprise, ce qui est assez pratique pour aborder un domaine assez peu connu, en France, en dépit d'artistes mondialement reconnus comme Sonia Delaunay, Louise Bourgeois jusqu'aux plus récents comme Dan Mu qui exposait au Centre Saint-Cyprien.
Le textile a longtemps été rangé au rayon des arts appliqués, entre la céramique et la marquetterie, et peu d'artistes (faisant du l'art avec un grand A) s'y frottaient. Tout au plus, quelques peintres se faisaient cartonniers pour les manufactures de tapisseries. C'est d'ailleurs par la tapisserie que le textile est devenu un matériau artistique à part entière. Les biennales textiles de Lausanne, de 1962 à 1995, ont été un des pivots de cette renaissance et les amateurs d'art textile en parlent encore avec des trémolos dans la voix (dont votre servante). À Lausanne, les tapisseries se sont détachées des murs pour devenir des sculptures. Puis l'art textile s'est mis à utiliser toutes sortes de fibres, de multiples techniques en plus de la tapisserie, y compris les techniques de «mémères» comme le crochet qui devient étonnant dans les mains de Vasconcelos lorsqu'elle «envahit» Versailles ou encore la broderie comme la pratique Ghada Amer.
L'art textile est encore assez largement une affaire de femmes, souvent venues de la peinture, pour les plus anciennes, plutôt du design à partir des années 50, mais aussi de la sculpture, et de la galaxie qu'on appelle «arts plastiques». Globalement, maintenant, on peut dire que le textile est un matériau que l'on retrouve dans quasiment tous les courants artistiques du dernier siècle (Bauhaus, PopArt, arte povera, etc.), comme nous l'a démontré G. Furnemont en nous présentant un grand nombre d'artistes : Germaine Richier, Eva Hesse, Lee Bonecou, Takis Vassilakis Panayotis, Annette Messager, et beaucoup d'autres qu'il serait fastidieux d'énumérer.
physique des œuvres est un autre souci car certains matériaux résistent très mal au temps, à la lumière, au propre poids de la fibre, à l'humidité, aux mites, enfin vous connaissez tous les malheurs de nos chers textiles...
Et depuis quelques années déjà, l'art textile s'installe non seulement dans les galeries, dans les musées, il part aussi dans les rues où il devient «yarn bombing» en se prêtant le plus souvent à des pratiques collectives, festives, mais ça c'est une autre histoire, donc un autre billet, un jour...
Vos prochains rendez-vous textiles
à Toulouse et dans la région...


