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atelier
Erreurs (humaines) des débutantes
L'erreur est souvent un moyen de progresser. Certes ! mais si on peut en éviter quelques unes quand on débute l’apprentissage des travaux d’aiguille, pourquoi s'en priver ?
Voici une petite liste de quelques erreurs que je rencontre fréquemment chez les débutantes :
1 - Acheter tout de suite tout le matériel au grand complet, avant même d'avoir enfilé la première aiguille et de savoir si on aimera tricoter, crocheter, broder, coudre... cela me rappelle une lointaine connaissance qui a une cave entière remplie de tout l'attirail des quarante-huit sports qu'il a «pratiqués» quelques semaines avant de passer au suivant, du ping-pong (matériel léger) au hockey sur glace (matériel nettement plus encombrant)...
2 - Se lancer dans la confection d'un premier ouvrage trop difficile ; la plupart du temps, les novices ne connaissent pas les critères de difficulté qui peuvent tenir à la forme du vêtement, à la fibre choisie, au niveau de compétence manuelle, etc.
3 - Négliger de prendre ses mesures exactes et se contenter des tailles «industrielles». De mémoire de Tata Georgette, personne n'a jamais eu pile une taille de l'industrie (38 - 40 - 42 - etc.).
4 - Considérer qu'il est plus facile de customiser, modifier, réparer un vêtement ou un objet que d'en faire un nouveau en entier. La mode actuelle du DIY peut être trompeuse car toutes ces modifications nécessitent assez souvent un très bon savoir-faire.
5 - Acheter des fibres difficiles à travailler ou inadaptés pour le modèle choisi, qu’elles soient trop fines, trop épaisses, trop élastiques ou pas assez, etc...
6 - Commencer à apprendre avec des tutoriels sur internet : on ne le dira jamais assez, la plupart des tutoriels ne sont utilisables que par les personnes qui se débrouillent déjà passablement bien ou qui ont au moins les bases.
7 - Ne pas lire les instructions ni les schémas, sauter des étapes pour aller plus vite, bâcler les finitions, et autres horreurs !
Plus spécialement pour la couture :
8 - Confondre «apprendre à coudre à la machine» avec « apprendre à coudre » : le premier est une petite partie seulement de l’ensemble « savoir coudre » qui est bien plus vaste.
9 - Utiliser la vieille machine à coudre héritée de Grand-Maman ou pire, acheter une machine low-cost qui a tendance à tomber en panne très vite et qui est difficilement réparable - toutes les grandes marques ont désormais une entrée de gamme de bonne qualité pour les débutantes et elles assurent le suivi des pièces sur de nombreuses années et la maintenance par des mécaniciens qualifiés.
J'arrête là cette liste cauchemardesque bien qu'elle soit loin d'être exhaustive...
Vous l'avez compris, apprendre les travaux d’aiguilles peut être un parcours semé d'embuches. C'est pourquoi il est primordial de bénéficier d'un bon accompagnement dans votre découverte afin de vous aider à progresser en respectant des étapes, apprendre d’abord les bons gestes, les quelques points de base, commencer par un premier modèle simple à travailler, s'équiper simplement avec une trousse de base, de travailler dans le calme. Pour toutes ces raisons, vous êtes bienvenues dans le monde merveilleux de lTata Georgette.
Festin de broderie
La table est dressée pour les neuf ou dix invitées. On n'a rien oublié : un tambour pour chaque personne, du fil à broder, des aiguilles.
Les invitées sont arrivées. L'une découvre le point de tige, l'autre le point de feston, une autre essaie le point de nœud. Peu à peu, la bonne ambiance aidant, un joyeux bazar s'installe sur la table.
Les invitées sont reparties laissant derrière elles les ouvrages terminés, ou presque terminés.
Ce soir aura lieu le dernier atelier du printemps de septembre pour broder des bannières, renouant avec la pratique des quilteuses américaines qui se groupaient - qui se groupent encore je crois - autour d'une table pour mener à bien un ouvrage commun.
Cette belle initiative du printemps de septembre fut très appréciée des participantes et a largement démontré qu'une technique d'aiguille pouvait être une alliée de choix pour l'art contemporain. Chaque atelier était complet, on en redemande.
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Céladon et queue de dragon
Céladon était le personnage d'un roman* paru en 1610 dont le costume portait des rubans verts. Dans ces années-là, arrivaient de Chine des porcelaines des ateliers de Longguan, à la glaçure vert-bleu-grisé légèrement translucide. Cette technique de coloration et de glaçage, était particulièrement appréciée en Chine car elle est très proche de la couleur du jade ; elle s'était d'ailleurs répandue en Corée puis dans toute l'Asie entre le Xe siècle et le XVIIe, date du début d'exportation de poteries chinoises en Europe où elle connut aussitôt un très grand succès.
En tout cas, le rapprochement fut vite fait par les contemporains entre les rubans de Céladon et cette couleur subtile encore jamais vue dans la poterie occidentale. Depuis cette période, céladon désigne un coloris et un type de céramique chinoise, la plupart du temps monochrome.
Est-ce parce que les fours des potiers chinois, construits très souvent à flanc de colline étaient nommés des «fours dragons» ?
Est-ce parce que des potiers et céramistes remettent cette couleur à l'honneur dans leurs créations contemporaines et les exposent cet été dans deux belles expositions ?
• Céladon, la lumière captive – collection de Stéphane Caillat céramiques contemporaines - du 2 avril au 27 août - Musée de la Poterie méditerranéenne – 4, rue de la Fontaine – 30700 Saint-Quentin-la-Poterie - exposition collective regroupant plusieurs dizaines d'artistes qui explorent les infinies nuances de cette couleur calme mais jamais monotone.
• Céladon, céramiques de Claude Champy et Jean-François Fouilhoux - du 21 mai au 1er octobre – Musée Bernard Palissy – Saint-Avit – 47150 Lacapelle-Biron
Est-ce parce que cette couleur d'embrun océanique, est rafraichissante et apaisante ? est-ce tout bêtement parce que cette couleur me plait que j'ai commencé à tricoter un châle «queue de dragon» pour cet hiver. Pour cela j'utilise une belle laine «Baby Alpaca Silk» de Drops qui contient 70% d'alpaca et 30% de soie pour apporter de la douceur et de la chaleur. J'utilise des aiguilles circulaires même si je tricote en ligne car, d'après mes calculs, la largeur totale devrait dépasser les 60 cm et la conduite de l'ouvrage sera plus aisée dans cette grande largeur avec ces aiguilles. Outre la couleur, il y a tout pour faire mon bonheur dans la réalisation de ce châle : une laine fine qui «court» bien, des points variés, le plaisir de créer un modèle. Bref, rien que du bonheur.
* - L'Astrée d'Honoré d'Urfé
Broderie artistique et participative
C'est maintenant que se prépare le projet interbiennal du printemps de septembre «etcetera : un rituel civique» - l'édition suivante du festival étant prévue pour 2018 ; toutes ces manifestations sont dédiées à l'art contemporain. Pour cette année (donc l'interbiennal) , des tableaux vivants se déploieront dans différents lieux publics de Toulouse, sous la conduite de l'artiste Mohamed Bourouissa.
Des bannières dessinées par Rozica Covaci, puis brodées seront déployées à cette occasion. Et pour broder ces bannières, le printemps de septembre ouvre un atelier de broderie pour toute personne qui souhaite participer à cet événement artistique. Et devinez quoi ! Tata Georgette animera plusieurs de ces ateliers. C'est l'occasion d'apprendre - gratuitement - à broder.
Ces ateliers auront lieu au centre de Toulouse, à l'Adresse du printemps de septembre (2, quai de la Daurade - 31000 Toulouse) - M°Esquirol
Lundi 12 juin : 18h00-20h00
Lundi 19 juin : 18h00-20h00
Lundi 26 juin : 18h00-20h00
Lundi 03 juillet : 18h00-20h00
Pour vous inscrire, c'est simple, il vous faut contacter L'Adresse du printemps de septembre par courriel a.ferre@printempsdeseptembre.com ou par téléphone au 05.61.14.23.51.
Ouverts à tous et gratuits, dans la limite des places disponibles.

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