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Tata-Georgette
Articles récents

Samu couture

3 Février 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ça n'a rien à voir quoique..., #Billet du jour

Toujours dans le domaine de la réparation des objets, combien de personnes ont-elles  une aiguille à coudre dans leur sac ou à portée de main ? Or l'aiguille se prête à toutes sortes de dépannages d'urgence.

À mon actif, au cours des dernières années : une robe de mariée (pas la mienne !) coincée par une porte de voiture et déchirée de bas en haut, un sac à dos fendu (par le bas évidemment et à plusieurs heures de marche de la première mercerie !), des boutons de chemises (combien ? beaucoup), un nounours (chirurgie de haut vol, puisqu'il fallait recoudre un bras au tronc), un tutu, un casque audio, et quelques autres dont je n'ai pas gardé souvenir.

C'est incroyable tous les matériaux, tous les objets, toutes les situations délicates de la vie quotidienne et moins quotidienne que l'on peut remettre d'aplomb avec ce petit outil de rien du tout qui nous rend de si grands services depuis si longtemps, moins encombrant qu'un couteau suisse, indispensable pour dépanner les gens autour de soi. C'est bizarre comme les sites qui traitent du survivalisme  oublient ce petit outil. D'ailleurs, la plupart du temps ils ne font référence qu'à des armes (surtout destinées à l'autodéfense ou à tuer des ours ou d'autres grosses bêtes), ou à de gros outils de bricolage, très faciles à transporter dans un petit sac à dos... Ces sites imaginent ordinairement la survie d'individus solitaires, adultes, plutôt masculins, en forêt ou en pleine nature. C'est oublier que plus de la moitié de la population mondiale vit désormais en ville et qu'en cas de grabuge les humains ont de toute façon toujours eu tendance à se regrouper, à s'installer en ville pour y trouver abri secours et vivres. 

Bref, si je suis assez sceptique quant aux divers mouvements survivalistes et si je déconseille vivement à qui que ce soit de se promener rue Alsace-Lorraine avec un équipement survivaliste j'ai tout de même trouvé un blog qui allie couture et survivalisme. C'est apparemment une rareté. Et comme en plus la blogueuse donne des recettes de gâteaux, alors là, je suis carrément prête à survivre...

 

P.s. Pourquoi s'intéresser au survivalisme en partant d'une aiguille ? c'est tout le mystère d'une conversation sur les films catastrophes et des lectures internétiques qui s'en suivirent. Seuls ceux qui n'ont jamais erré dans les tuyaux d'internet ne comprendront pas. En plus, le weekend sera pluvieux. Pluie = déluge = catastrophe = fin du monde ???  

 

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Voyageuse n°7... à Bordeaux

1 Février 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ce que fait la main, #Billet du jour

Voilà un homme bien sympathique qui répare les machines à coudre modernes et anciennes, qui les collectionne aussi. Aujourd'hui, Jean-Loup Nonet cherche un repreneur pour continuer la belle aventure commencée par le fondateur de cette entreprise familiale fondée en 1860, à Bordeaux.

En tout cas, sachez que si vous trouvez dans les greniers de vos grands-mères des vieilles machines, il y a encore des réparateurs comme M. Nonet qui savent leur redonner vie. Pour les machines à coudre familiales, cela peut sembler peu intéressant d'utiliser des modèles anciens car elles n'offrent pas toutes les possibilités des machines modernes, mais pour les machines à coudre le cuir  ou à usage spécifique, pour certains modèles de machines industrielles, les vieilles machines sont encore très performantes. On en trouve régulièrement sur ebay, sur priceminister, ou sur d'autres sites.

Le mieux est d'écouter Jean-Loup Nonet parler de ses machines dont certaines ont des noms poétiques comme la Voyageuse n°7. En tout cas, sa boutique mérite le détour.

Où :  Ets Nonet - 29, rue Montmejean - 33100 Bordeaux - tel 05 56 86 18 15

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Sans la mode

30 Janvier 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

«Sans la mode» est le titre provocant du deuxième numéro de la revue «Modes pratiques», la revue d'histoire du vêtement et de la mode de l'École Duperré, parue courant janvier. Le sommaire, comme celui du premier numéro, est riche et multifacettes.

La mode peut-elle être modérée ? La mode et son refus extrême, avec le naturisme - mais n'est-il pas lui aussi une mode, une mode sans textile. Et qu'en est-il de l'anti-mode ? Même la pratique de faire soi-même ses vêtement est décortiquée, c'est dire si c'est du sérieux.

Bref, c'est un beau pavé de 448 pages, aussi bien illustré que le premier numéro. Pour l'acheter, comme cela semble difficile à Toulouse, il est préférable de l'acheter directement auprès de l'éditeur. Et pour ceux qui auraient raté le premier numéro «Normes et transgressions», il y a eu un nouveau tirage que l'on peut se procurer de la même façon.

Sans la mode
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Uniforme professionnel

27 Janvier 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Citations textiles, #Billet du jour

Dans l'hôtellerie et la restauration, l'uniforme de service doit être un vêtement pratique, adapté à la fonction de la personne qui le porte, solide pour résister à un usage quotidien. Il doit refléter l'image que l'entreprise souhaite donner auprès de ses clients, être facile à identifier par ceux-ci, suivre les tendances de la mode et rester élégant en toutes circonstances. Bref, pas facile à choisir... à défaut d'uniforme, un dress-code précise à chacun quelle tenue adopter pour exercer ses fonctions.

«Le matin de son deuxième jour de travail, Ernest avait emmené Jacob à l’atelier de couture installé dans l’ancien Hôtel des Bains qui avait cessé son activité au début du siècle. Cette dépendance assez délabrée était située à deux cents mètres de l’hôtel et n’en était pas visible. C’était là que vivaient les saisonniers, qu’était aménagée la lingerie, que se trouvait la garde-robe où étaient entreposées toutes sortes de vêtements qui, éternellement, défaits, retouchés et recousus, avaient servi de tenue de  travail à des générations de serveurs et de femmes de chambre et continueraient de le faire.. Tandis que ces derniers se succédaient à un rythme rapide, les tabliers, blouses et chemises sur leur étagère et les pantalons et vestes pendus à leurs cintres attendaient avec flegme d’être réanimés par de nouveaux corps jeunes et agiles qui allaient, pour un temps plus ou moins long, leur redonner à nouveau cher et vie.»

Extrait de «Un garçon parfait» d’Alain Claude Sulzer,
édité par Jacqueline Chambon en 2008.

 

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