musees
Kimono
À partir de mercredi 5 avril, est présenté le deuxième volet de l'exposition de la collection de kimonos de la célèbre maison Matsuzakaya, fondée en 1611. C'est devenu maintenant une pratique courante dans les expositions de textiles de scinder en deux le temps de présentation de pièces anciennes qu'il convient de ménager, en raison de leur fragilité face à la lumière, à la poussière, aux variations d'humidité. Tandis que les pièces contemporaines sont présentes pendant toute la durée de l'exposition qui a commencé en février.
«Porté à l’origine comme un vêtement de dessous par l’aristocratie, avant d’être adopté par la classe des samouraïs comme vêtement extérieur, le kimono est vite devenu un vêtement usuel pour toutes les classes de la population japonaise. Il faut attendre le milieu du 19e siècle pour le voir porter en France par les élégantes en tant que vêtement d’intérieur à une époque où le goût pour le « japonisme » se retrouve chez les créateurs de mode comme Paul Poiret (1879-1944) ou Madeleine Vionnet (1876-1975). Aujourd’hui, de nombreux créateurs de mode japonais comme Kenzo Takada ou Yohji Yamamoto ou particulièrement Junko Koshino revendiquent son influence. De la même manière, Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier, John Galliano ou Franck Sorbier, s’inspirent du Japon en réinterprétant les codes structurels du kimono, lui conférant une place de premier plan sur la scène artistique.» Car le kimono est un vêtement vivant au sens où de très nombreux créateurs le renouvellent perpétuellement bien qu'il conserve toujours sa forme de T.
Ces joyaux sont présentés pour la première fois hors du Japon au Musée d'art asiatique Guimet à Paris qui possède par ailleurs un très beau département d'art textile, dont l'essentiel est constitué de la collection Riboud, qui groupe presque 4 000 pièces, léguée au musée en 2003. Toute la diversité de matériaux et des techniques textiles asiatiques s'y retrouve.
Jusqu'au 22 mai 2017 -
Musée national des arts asiatiques - Guimet - 6, place d'Iéna- 75116 Paris
Pour nous autres Toulousaines, si nous ne pouvons pas aller à Paris d'ici le 22 mai, il nous reste la possibilité d'acquérir le catalogue de l'exposition «Kimomo de la géométrie architecturale» - Coédité par MNAAG et Gallimard, nombreuses illustrations - 32€ à la boutique du musée.
Mode albigeoise
Le Musée de la mode d'Albi a plusieurs particularités. Tout d'abord il s'agit d'un musée privé. Et ensuite il ouvre ses portes, chaque année juste le temps d'une exposition thématique. Cette année, son dirigeant Dominique Miraille nous propose «Morceaux choisis», rétrospective des cinq dernières années d'acquisitions et d'expositions.
Cette exposition se tient en plein cœur de la cité albigeoise, dans un ancien couvent datant du XVIIe siècle. C'est dire, si en plus de découvrir les pièces textiles originales, toujours très bien présentées, on évolue dans un cadre historique et prestigieux.
Que vous dire sur cette exposition qui démarre après-demain ? le secret est si bien gardé qu'aucune technique d'investigation n'a pu découvrir le moindre secret. Nada ! donc le mieux est d'y aller voir. Pour l'année prochaine, promis, je mettrai le Canard enchaîné sur le coup...
Du 30 mars au 30 décembre 2017
Lieu : Musée de la Mode - 17 rue de la Souque 81000 Albi
Feuilleton lyonnais
Le Musée des Tissus de Lyon attend toujours de voir son sort enfin décidé. Peu de nouvelles filtrent. Toutefois plusieurs associations organisent une réunion le mercredi 15 février à 19h. Si vous êtes du còté de Lyon, cela se passera à l'amphithéâtre de Lycée La Martinière-Diderot (41, cours du Général Giraud - 69001 Lyon).
En attendant, le MTMAD restera ouvert (peut-être) jusqu'en juillet 2017. En attendant que son sort définitif soit établi, il est toujours temps de signer la pétition demandant la sauvegarde de ce joyau.
Un musée pour le nez
Comment exposer l'impalpable dans un musée ? c'est le pari relevé par le Grand Musée du Parfum, à Paris qui est inauguré aujourd'hui. La scénographie choisie est résolument épurée, tout est fait pour que l'odorat soit roi afin que l'odorat ne soit pas perturbé par les autres sens.
Le visiteur suit un parcours qui lui fait découvrir l'histoire du parfum, les principales matières premières choisies par les parfumeurs, la chimie des odeurs, la mémoire olfactive et pour finir l'art du parfumeur.
Il y avait déjà des musées consacrés au parfum mais ils sont la propriété d'une marque comme Fragonard par exemple, sans compter le Musée de Grasse, centre historique de la production du parfum en France. Dans le cas du Grand Musée de Parfum, toute l'industrie du parfum soutient ce nouveau musée qui sera comme une vitrine du monde des parfums. Et bien sûr, on y trouvera une boutique entièrement consacrée au parfum, avec livres, parfums, et même un bar à fleurs. Un seul couac à tout cela : c'est à Paris, loin des pauvres nez toulousains !
Lieu : 73, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris -
Pour y aller : L'autopartage avec Citiz
/image%2F0486152%2F20170403%2Fob_c77425_affiche-kimono-vignette.png)
/image%2F0486152%2F20170403%2Fob_4446ac_rotation-34-hd.jpg)
/image%2F0486152%2F20170403%2Fob_b6d2cd_couverture-kimono.jpg)
/image%2F0486152%2F20170403%2Fob_ef68b6_rotation-36-hd.jpg)
/image%2F0486152%2F20170403%2Fob_aa1ba8_rotation-64-1.jpg)

