le nez en l'air
Le nez dans le mooc...
Le nez est au centre du visage mais qui se soucie de son éducation ? voilà chose faite par l'Ipsica qui propose un mooc qui commencera le 31 octobre.
Je décrypte...
- Ipsica : c'est l'Institut supérieur international du parfum, de la cosmétique et de l'aromatique alimentaire, situé à Versailles, organisme de formation professionnelle supérieure pour l'industrie.
- Mooc : c'est un massive open online course en british ou si vous préférez un FLOT en français, acronyme de formation en ligne ouverte à tous.
Ce cours en ligne qui durera quatre semaines est ouvert à tous. Il faut pouvoir y consacrer trois à quatre heures par semaines. Et pour s'inscrire, c'est gratuit et c'est ici.
Vos prochains rendez-vous textiles
à Toulouse et dans la région...
L'arbre de juin
Qui se promène en cette période de l'année dans le centre de Toulouse sent le parfum délicat, subtil et apaisant des nombreux tilleuls en fleurs.
Comme le tilleul pousse relativement rapidement, qu'il résiste très bien aux pollutions citadines et qu'il a fière allure avec son beau volume sous lequel on peut circuler à l'ombre, on le plante souvent sur les places ou le long des allées et avenues. D'ailleurs, ce fut très souvent le tilleul qui fut choisi pour être planté comme arbre de la liberté, en 1792, au moment de la Révolution française.
Si le tilleul est surtout réputé pour pour ses usages médicinaux, à partir des fleurs ou de l'aubier et des bourgeons, il a aussi des usages textiles. Son écorce interne est encore utilisée pour faire des cordes et des ficelles.
Les Japonais font même un tissu assez raffiné à partir de cette fibre extraite de l'écorce. «Shinafu» cela signifie «tissu de tilleul», utilisé pour les vêtements d'extérieur, des draps, des sacs et divers articles. Mais comme le traitement de cette fibre n'a pas été mécanisé, sa production a régressé, jusqu'à devenir uniquement une production domestique, à usage familial. De plus, elle a subi la très puissante concurrence du coton et des fibres synthétiques depuis un siècle. C'est une étoffe d'une belle couleur beige chaud, si on ne la colore pas, et très solide, d'une belle texture sèche. Étoffe rare, très confidentielle, en tout cas.
Savon de Marseille
Le vrai savon de Marseille, est constitué à 72% d'huile d'olive, et pour le reste de soude. Il n'assèche pas la peau et peut être utilisé sans dommage pour la toilette, le linge, le ménage ; il est naturellement bactéricide, dégraissant, bref de grandes qualités hygiéniques. Il est aisément reconnaissable : un cube de 400g, portant la mention «72% d'huile d'olive» sur une de ses faces, le nom du savonnier sur une autre face. Il est économique à l'achat et dure longtemps (si on ne le laisse pas tremper dans l'eau entre chaque utilisation), n'est pas polluant.
Or, ce que l'on appelle communément «savon de Marseille» relève de la méthode de saponification dite «marseillaise», mise au point par Leblanc qui est réglementée par la directive CE 76/768 puis par le règlement (CE) 1223/2009 relatifs à la mise sur le marché des produits cosmétiques, d'hygiène et de toilette qui limite certes les additifs mais ne les interdit pas. Le résultat est qu'aujourd'hui, une bonne part du savon «dit de Marseille» est fabriquée en Asie, en Turquie, et incorpore de nombreux ingrédients tels que colorants, parfums de synthèse, conservateurs, tensio-actifs de synthèse, agents anticalcaires, huile de palme, etc. qui sont pour un grand nombre des allergènes (déclenchant des eczémas et autres irritations de la peau et des polluants pour nos cours d'eau.
Seules quelques savonneries provençales ont pu à ce jour se maintenir face à ces imitations massives, mais leur sauvegarde sera beaucoup mieux assurée par la mise en place d'une IGP (Indication géographique protégée) afin d'assurer aux consommateurs une hygiène quotidienne avec un VRAI savon de Marseille que l'on trouve à Toulouse dans toutes les bonnes drogueries, les rayons hygiène des magasins bio et quelques grandes surfaces ! C'est ce que demande la pétition ci-dessous : Sauvons le savon de Marseille !
Mise à jour du 17/01/2019 : complément sur les secrets de fabrication du savon de Marseille.
N'abandonnez pas votre chien...
Vous allez bientôt partir en vacances, mais de grâce n'abandonnez pas votre chien au bord de la route comme tous ces malheureux animaux que récupère la SPA, chaque année. Cet acte criminel est puni par l'article 521-1 du Code pénal (jusqu'à 2 ans d'emprisonnement, 30 000€ d'amende) car l'animal ainsi abandonné est bien souvent condamné à mort.
Soyez plutôt prévoyant et préparez l'hiver en envoyant les poils de votre chien que vous récupérez au fur et à mesure des brossages à Dourré Jalat-Dehen (Dogwool) qui vous filera une fibre 100% canine qui a la particularité d'être très chaude, et qui ne sent rien, la laine obtenue est unique, à partir des couleurs naturelles du chien comme elle l'explique fort bien sur son site. C'est une laine douce et facile à tricoter. En plus, c'est autrement plus snob et rare que de porter de l'alpaga, de la soie et même de la vigogne. Et elle protège des rhumatismes...
Mais il vous faudra être patient car pour fournir un pull pour un adulte, il faut environ trois ans de brossage réguliers, et si possible pas sur un teckel... Donc, n'abandonnez pas votre chien, tricotez-le !
Attention : n'envoyez pas les poils de votre chat, mais ce n'est pas une raison pour l'abandonner.

