billet du jour
La grosse, élégante, qui coud, qui réfléchit et qui sourit

Dans beaucoup de boutiques de vêtements, on vous fait clairement comprendre que si vous avez une taille supérieure au 42, vous êtes difforme. Avec un tel critère, Marylin Monroe était difforme, avec son 46 épanoui...
Et quand on fait du 50 ? passez votre chemin, vile manante. Ou habillez-vous en pyjama, ou avec des frusques informes, des couleurs ternes !
Et si on fait du 44 pour le haut du corps et du 48 pour le bas du corps, alors là, il devient carrément impossible d'acheter une robe ou un tailleur. D'ailleurs, par l'expérience acquise dans les ateliers de Tata Georgette, je n'ai encore trouvé aucune femme qui ait une taille homogène pour tout le corps, que ce soit un 36 ou 48 ou un 54. Il y a assez souvent une ou deux tailles, voire parfois trois tailles de différences entre le tour de poitrine la taille et le tour de hanche. Bref, nous ne sommes pas des femmes de papier, faites pour les mensurations de la confection industrielle.
Coudre ses vêtements soi-même, savoir ajuster les vêtements tout faits, ces activités sont d'un grand secours pour avoir une garde-robe plaisante, pour être élégante non pas «en dépit» des kilos, mais «avec» ses kilos. Pour cela, il y a des outils précieux comme le dernier numéro hors-série de la revue Burda (n°48 - Burda Plus) qui propose des modèles pour une garde-robe du 44 au 54 qui met bien en valeur le corps en mouvement. Certains modèles feront même regretter aux «36» de ne pas avoir quelques rondeurs supplémentaires.
Et en plus de coudre avec Tata Georgette, on peut aussi réfléchir avec Françoise Leclère lors de la conférence «La grosse qui réfléchit» qu'elle donnera mercredi 26 mars. Elle traitera les différentes questions posées par «les grosses» (et que les autres devraient aussi se poser) : image de soi .. et regard des autres... représentations et préjugés... culpabilisation sociale.. enjeux économiques de l'obsession de la minceur... le marché de l'amincissement... les dessous des cartes des politiques de santé... sans oublier les injonctions paradoxales faites aux grosses. Et comme toujours, Françoise Leclère a une arme redoutable : l'humour.
Quand : mercredi 26 mars, à 20h30 Où : La Luna Loca - bar associatif - 9bis, chemin du Prat Long - M° Barrière de Paris Attention : l'entrée du bar est dans une cour, à gauche en entrant dans la cour (et peu visible de la rue). Tarif : quelques euros, 5€ ? à vérifier au 06 24 79 14 31.
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Expédition géographique dans nos armoires
Les géographes ont longtemps affirmé que notre vêture n’était qu’affaire de climat. C’était aller un peu vite en besogne, comme si le Puy-en-Velay (un exemple parmi d'autres), ville renommée pour sa dentelle aérienne, bénéficiait d’un climat tropical chaud, sec, ensoleillé !
Il faut aussi prendre en compte le désir de se différencier et l’envie de s’identifier à un groupe, deux tendances contradictoires sur lesquelles repose la mode.
Mais, la mode n'est pas le seul moteur en cause, les flux de matières premières, de savoir-faire, d’acheteurs, de vendeurs, tout cela fait la géographie de nos vêtements mondialisés. Voilà comment de doctes géographes en viennent à faire le tour du monde dans nos armoires.
On trouvera leurs réflexions dans la revue «La Géographie – Terre des hommes» qui consacre le n°1151 aux «Vêtements : comment s’habille l’humanité ?»
Cela me rappelle l'excellente série de reportages qu'Arte avait diffusé l'an passé sur les habits du monde. Peut-être sera-t-elle à nouveau diffusée ?
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De mère en fille

Voici un charmant tableau de Léon-Pierre Félix, peintre du Périgord du courant du XIXe siècle qui donne une scène d'intimité familiale au cours de laquelle une petite fille regarde attentivement les doigts de sa mère qui crochète. Les travaux d'aiguilles pratiqués sans prétention dans le cercle familial ont assez peu souvent eu les honneurs de la peinture, ce qui rend d'autant plus plaisant de voir cette leçon de crochet faire l'affiche pour l'exposition «Peintres en Périgord» visible encore pendant un mois.
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Mains croisées

Exposition «À mains croisées»
Du 10 et jusqu'au 28 mars,
(Centre culturel des Mazades 10, avenue des Mazades 31200 - M° Minimes - ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h).
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