lectures textiles
Beauvais, 350 ans d'une manufacture

- Beauvais, 350 ans d'une manufacture - Dossier de l'art n° 218 - de mai 2014 - disponible en kiosque ou en ligne. 10€
Avec un sommaire très riche (ci-dessous), et pour finir un Glossaire, ce qui n'est pas un luxe pour aborder un domaine textile aussi spécialisé.
1664-2014. La manufacture de Beauvais à l’épreuve des siècles
Jeux d’enfants une tenture du XVIIe s.
Le règne du végétal et de l’animal
S’asseoir sur du «Beauvais» la production de garniture de siège
La jeunesse, de plaisirs en amours
L’âge viril Beauvais et la guerre
Beauvais aujourd’hui, entre tradition et réinvention
Technique et excellence. Les lissiers de Beauvais
Un créateur au service de Beauvais : Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Un créateur au service de Beauvais : François Casanova (1727-1805)
Un créateur au service de Beauvais : Jean-Démosthène Dugourc (1749-1825)
Un créateur au service de Beauvais : Pierre-Adrien Chabal-Dussurgey (1819-1902)
Un créateur au service de Beauvais : Raoul Dufy (1877-1953)
Deux créateurs au service de Beauvais : Anne et Patrick Poirier (nés en 1941 et 1942)
Deux créateurs au service de Beauvais. Monique Frydman (née en 1943) et Frédéric Ruyant (né en 1961)
2000-2014. Beauvais et les créateurs d’aujourd’hui
Fruits rouges
Aïe ! une framboise écrasée sur le chemise. C'est une tâche. Ouille ! de la sauce tomate sur la nappe. C'est encore une tâche.
On pourrait continuer avec beaucoup de nos fruits ou légumes, en particulier ceux qui sont rouges. Par exemple la betterave rouge qui donne un bleu violacé dès qu'elle est mise au contact du vinaigre.
Mais un monde sépare la tâche accidentelle de la teinture. D'autant que le plus souvent, ces végétaux rouges ne produisent que des tâches, pas de la teinture, en tout cas pas par contact direct. La couleur produite est souvent fugitive, elle s'affadit vite au soleil. Juste assez tenace pour résister comme tâche.
Pour teindre vraiment, il y faudrait une grande quantité de végétal - vous, je ne sais pas, mais moi, je préfère me régaler avec les framboises du jardin, avec les myrtilles cueillies à flanc de montagne. Que sont devenues les essais de rouge de l'exposition «Rouge : de la cuve au corps...» au Musée Paul-Dupuy, visible jusqu'au 30 août. Ont-ils pâli, jauni, verdi, bleui ? Tout le panier du marché y était passé : betterave, rhubarbe, fraises, et les résultats étaient très variables, les végétaux les plus rouges ne produisant pas forcément un rouge très convaincant. En effet, de nombreux végétaux ne produisent pas un colorant semblable à leur couleur naturelle : c'est le cas du bleuet, du pissenlit, de la garance (note locale oblige !). Il faut donc ruser. Utiliser le bon mordant, le bon végétal sur la bonne fibre. Bref toute une chimie qui aboutit souvent au résultat que la couleur de la teinture obtenue est très différente de la couleur de la plante.
Pour en savoir plus sur la teinture végétale, le livre d'Élisabeth Dumont «Teindre avec les plantes tinctoriales» édité par Ulmer en 2010. Élisabeth Dumont est biochimiste, passionnée de botanique. Outre les aspects pratiques portant sur le choix des plantes et les processus à mettre en œuvre, cet ouvrage apporte de bonnes notions de chimie.
Ou encore une journée de stage avec l'AHPY (voir carnet d'adresses).
Ce que soulève la jupe
La jupe est souvent le premier vêtement cousu par les néophytes, surtout au printemps, lorsqu'on se prépare avec impatience aux beaux jours. Apparemment c’est simple : on mesure le tour de taille, le tour de hanche, un petit bout de tissu et le tour est joué... sauf que cela se passe rarement comme ça.
D’abord quel modèle de jupe ? il y a un monde entre la jupe crayon et la jupe plissée, la jupe à godets et la jupe parapluie, pour faire simple, il y a des dizaines de variantes, rien que sur la forme.
Puis quel tissu choisir ? uni ? à motifs fleuris ? à carreaux ? à rayures ?
Puis quelle longueur ? alors là, c'est le pompon, vas-y que je tourne et que je vire devant le miroir. Si c'est au cours d'un atelier couture, toutes les participantes finissent par s'en mêler, y compris celles qui ne portent que le pantalon, et déterminer à quelle hauteur sera installée son altesse l'ourlet devient une affaire d'état.
Faut dire que depuis que Souchon a chanté les jupes des filles, en coudre une donne l'impression de s'asseoir au G8, en porter une devient une grande question philosophique, car enfin, que soulève la jupe ?
Plus modestement le livre de Céline Girardeau «Les jupes de Lilimaya», édité par Créa-passions propose des patrons de jupes du 34 au 44, pour tous les niveaux de couture, de la débutante à la couturière confirmée. Mais si vous êtes une couturière débutante, par pitié, ne coupez pas le tissu avant d'être passée voir Tata Georgette pour prendre vos mesures exactes, ajuster le patron, couper le tissu dans le bon sens et plein d'autres détails qui feront toute la différence entre une jupe et un sac.
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Feutre
À toutes, cela nous est arrivé de faire feutrer notre pull préféré lors d'un lavage un peu trop énergique à la machine à laver. Plutôt que de feutrer passivement, accidentellement, on peut préférer feutrer volontairement, consciencieusement, afin d'obtenir un beau résultat comme nous le proposent les auteures de «Laine feutrée» publié par Le Temps apprivoisé.
En effet, le feutre est une étoffe magique, non tissée, créé à partir de laine et avec lequel on peut faire toutes sortes d'objets, de toutes tailles, pour de multiples usages : une yourte, des chaussures, des vêtements, des paniers, etc. Quant au pull «accidenté», il peut être transformé en chausson, en doudou, en petit sac.
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