billet du jour
Faire tapisserie...
L'atelier de la Terrasse* est un bon endroit pour apprendre la technique de la tapisserie, sous la houlette souriante de Marie-Christine Lefevre. Il s'agit de tapisserie de haute lisse, c'est-à-dire avec des métiers verticaux, tapisserie tissée ou au point noué, ou encore en mélangeant ces deux techniques. Les tisserandes réalisent ainsi des tapis, des tentures, (des petits, mais aussi des plus grands), des sacs et divers objets décoratifs.
Il y a aussi Geneviève qui pratique la tapisserie à l'aiguille, sur canevas sur lequel elle réalise un travail particulièrement soigné avec les belles laines de Felletin et une grande variété de points, et pas seulement le sempiternel demi-point...
Pour y aller, le plus difficile c'est de trouver la bonne impasse ; en fait, c'est la dernière au fond de la rue Le Dormeur. Desservi par les bus 10, 22 ou 23.
* voir le Carnet d'adresses.
Koh-Lanta de la couture ?
«Koh-Lanta de la couture», c'est l'expression de la première candidate éliminée.
Et vous ? que pensez-vous du premier épisode de Projet Fashion ?
(et si vous ne l'avez pas regardé : c'est ici en suivant ce lien).
En tout cas, si en plus de nos réserves de tissu, il nous faut des réserves de matériel BTP...
Kumihimo
La technique de tressage dite «kumihimo» vient du Japon où elle a pendant longtemps servi à réaliser des cordelettes pour les armures et les sabres, pour les vêtements d'apparat. Il en existait de plusieurs sortes selon l'usage auxquels on les destinait, selon la fibre utilisée et selon le rang de la personne qui utilisait ces cordons. Au fil du temps, les motifs ainsi créés se sont multipliés et ont atteint un grand raffinement. Depuis l'interdiction du port du sabre, en 1876, les kumihimo ont acquis une fonction purement décorative sur le vêtement féminin en particulier.
Aujourd'hui la technique, devenue un hobby, est plutôt destinée à fabriquer des petits bijoux, des bracelets, des colliers, des ceintures avec de beaux fils de soie ou de coton. Ce travail de tressage s'effectue sur un disque circulaire où l'on a au préalable tracé et découpé 32 encoches sur la circonférence et un trou au centre.
Pour découvrir cette technique qui demande un brin de patience mais qui donne très vite de beaux résultats, voici un tutoriel compréhensible, d'une part parce qu'il est en français, (pour les kumihimo, la plupart sont en anglais, japonais, espagnol, russe...) et d'autre part parce que son auteur, Bruno, explique les différentes étapes très clairement.
Et pour compléter le sujet, quelques livres parus récemment sur cette technique qui peut constituer une première approche des loisirs textiles pour des enfants (et des adultes).
- 50 bijoux en kumihimo - par Beth Kemp - Éd. Fleurus, 2014 - l'art du tressage japonais expliqué étape par étape et des modèles faciles à réaliser.
- Kumihimo, 25 créations méli-mélo - par Annabel Benilan - Éd. Dessain et Tolra, 2015 - un disque de tressage est intégré dans la couverture
Dernière précision : on trouve les cordons, fils et petites attaches dans la plupart des merceries.
Trente-deux artistes suivent le fil rouge
Fiber Art Fever est un collectif d'une cinquantaine d'artistes qui ont choisi le textile comme matériau de base de leurs créations. Ils ont choisi de réaliser une exposition commune auutour du fil rouge à Roubaix, dans la Manufacture des Flandres. Quasiment toutes les techniques textiles y sont représentées : broderie, tricot, crochel, tissage, feutrage, etc.
Coucou ! on aimerait bien que vous veniez exposer aussi à Toulouse !
À visiter jusqu'au 5 avril, à Roubaix
Pour voir le catalogue d'exposition : cliquez ici.
Illustration : Paty Vilo - Des fleurs dans les yeux

