Dans la hotte du Père Noël : des catalogues d'expositions
Voici quelques idées de cadeaux pour les couturières du Midi toulousain qui n'ont pas eu l'occasion d'aller dans le nord de la France voir deux admirables expositions consacrées au textile au cours de l'année 2013.
Tout d'abord «La Mécanique des dessous. Une histoire indiscrète de la silhouette», qui s'est terminée fin novembre. Le catalogue (55€) est disponible auprès du Musée des arts décoratifs. Très beau catalogue qui reprend de très nombreuses pièces de linge présentées au cours de l'exposition avec en plus des commentaires éclairés de spécialistes. (À propos de cette exposition on peut écouter France Inter : ici et ici.)
Le Second Empire fut une période fastueuse pour la création textile. Outre la quantité de tissu utilisé pour les vastes robes de femmes (ce fut probablement la période historique où le métrage requis était le plus important), l'usage du tissu se déploit dans la maison et envahit tous les intérieurs bourgeois. Les châteaux impériaux donnaient le «la» de cette folie textile. C'est que retraçait l'exposition «Folie textile - Mode et décoration sous le second empire» - et son catalogue.
Heureux ciseaux béarnais
La deuxième édition de FILS CROISÉS aura lieu à Pau du 21 au 24 novembre. Avec des exposants et es ateliers bien sûr. Mais en plus, les organisateurs du salon ont eu l'excellente idée d'inviter un affuteur pour faire un lifting aux ciseaux qui subissent toutes sortes d'avanies, et pas seulement à Pau d'ailleurs.
Je connais, ici à Toulouse, des ciseaux qui auraient bien besoin de soins intensifs. Vis d'ajustage des lames dévissées, lames entamées par on n'ose imaginer quel matériau, tordues, usées, rouillées, j'ai tout vu. On oublie trop souvent qu'un outil en mauvais état, non seulement gâte l'ouvrage en l'effilochant, en coupant de travers, mais qu'en plus, il peut être dangereux lors de sa manipulation. Combien de doigts entaillés, de paumes de mains percées par un outil qui ne coupait pas bien et sur lequel on a cru devoir forcer.
Les ciseaux sont des outils de travail pour lesquels il ne faut pas lésiner lors de l'achat : il vaut mieux éviter les ciseaux au rabais dans les bazars à trois sous. Et ensuite, on ne les utilise que pour l'usage auquel ils sont destinés, il n'est pas question d'utiliser les ciseaux de couture pour la cuisine, le bricolage ni le bureau. De même, il est préférable d'avoir une paire de ciseaux pour chaque usage lors des travaux d'aiguilles : ciseaux tailleur pour couper le tissu, ciseaux cranteur pour les tissus qui s'effilochent facilement, coupe-fil, petits ciseaux pour les travaux de précision, ciseaux de broderie, ciseaux à papier pour couper le papier de soie, et bien sûr ciseaux à bouts ronds si on travaille avec des enfants, ciseaux de gauchers si l'on est soi-même gaucher, etc.
Dans tous les cas, il est judicieux de nettoyer de temps à autre les lames, surtout à leur jonction pour enlever les petits débris de fils qui peuvent s'y accumuler. Et de les affuter - ou les faire affuter par un professionnel - régulièrement. Et bien sûr : aucun autre abrasif. Si on doit les transporter, il est préférable de leur faire un étui sur mesure.
Donc, offrez un aller-retour à Pau à vos ciseaux.
sweet
Les textiles en maille sont si confortables en ce début novembre ! Et pas si difficile que ça à coudre, à condition d'avoir une machine à coudre à aiguille double ou une surjeteuse. Dans la catégorie des mailles, on trouve aussi le bons vieux jersey, le sweet molletonné, le tricot au mètre pour se faire des sweet-shirts des pulls et toutes sortes de tenues sportives ou douillettes.
Et si on n'a pas envie de coudre soi-même, Aurélie Martin propose dans sa jolie boutique «Scaax» de la rue du Languedoc de beaux modèles de robes confortables bien sûr mais aussi élégants à partir de sweet, ce qui n'est pas si évident que cela avec un matériau plus souvent associé au sport, au vêtement de détente ou d'intérieur. Elle crée une mode urbaine, selon ses propres termes,et les coud sur place en privilégiant au passage le sur-mesure et le personnalisable.
Pour en savoir plus : Boutique Scaax - 9, rue du Languedoc - oreliemartin@scaax@gmail.com
Puces sauratoises
Les premières puces couturières sauratoises étaient très agréablement organisées, l'accueil du matin très convivial avec thé ou café pour les exposants, une buvette bien sympathique, des gaufres (et du Nutella !). Tous les organisateurs étaient sur le pont, souriants et efficaces - mais c'est toujours comme ça je crois dans ce village.
Vers 10h, les visiteuses ont commencé à arriver. À 11h, il y avait une forte affluence qui menaçait de faire exploser la Maïsou.... Madame la Maire est passée faire la tournée des popotes et a promis de mettre les barnums à disposition, la prochaine fois.
Vers 13h, il y eut enfin une accalmie et les exposants en ont profité pour bavarder avec leurs collègues, il y eut des échanges de gâteaux entre exposants, on a pu soufflé un peu pendant les pique-nique improvisés derrière les stands. Puis, le flot des visiteuses a repris tout au long de l'après-midi mais les plus belles pièces étaient parties dès le matin. Il faut dire que les acheteuses du matin sont les plus féroces : elles viennent pour acheter, porte-monnaie en main, grand sac fourre-tout à l'épaule. Pas de chichi, le regard affuté, le pas décidé, éventuellement des échantillons en main pour bien assortir les couleurs, les matières.
Parmi les vendeuses : une ancienne couturière à la retraite, une association de patch, des clubs de couture, des artisanes locales, quelques individuelles, et d'autres encore, professionnelles ou amatrices, impliquées dans les loisirs textiles. Bref ce fut un beau dimanche, autant pour le plaisir de donner une seconde vie à des restes de tissus, de mercerie, que pour le plaisir de la discussion entre «connaisseuses».
Félicitations aux organisateurs pour ces premières puces couturières !
